shutterstock-1680031819

La consommation de ces drogues a bondi de 480% en France

undefined undefined 26 février 2026 undefined 20h00

undefined undefined 27 février 2026 undefined 17h49

Clémence Varène

Depuis quelques années, les études sont formelles, on observe une augmentation globalisée de la consommation de drogues, aussi bien en France que dans le reste de l’Europe. Et si chez nous, les stars restent le cannabis et la cocaïne, une nouvelle substance illicite a fait sur la dernière décennie une remontada non négligeable dans les habitudes de consommation des Français : la méthylènedioxyméthamphétamine, plus connue sous le doux nom de MDMA.


Le nouvel incontournable des soirées parisiennes

Depuis quelques années, un petit comprimé a fait son grand retour sur les pistes de danse des clubs et des festivals de France : l’ecstasy (sous sa forme comprimée), ou MDMA quand on le trouve sous forme de poudre ou de cristaux. Une drogue de synthèse créée dans les années 80, très populaire jusque dans les années 90 avant de connaître une baisse de demande d’une vingtaine d’années.

Pourtant, depuis les années 2010, elle revient en force sur le devant de la scène, à tel point qu’entre 2010 et 2023, sa consommation a tout simplement bondi de 480%, selon une étude publiée récemment par l’OFDT. Sur la dernière année, ce ne sont pas moins de 65,6 millions de comprimés qui ont été consommés à travers le pays. Mais alors comment s’explique cette augmentation drastique ?


Une offre omniprésente

Différents facteurs permettent de comprendre l'expansion de l’empire MDMA. D’un côté, une production locale. En effet, contrairement à certaines substances comme le cannabis, souvent produites à l’autre bout du monde, le laboratoire de l’ecstasy, c’est l’Europe, notamment les Pays-Bas et la Belgique, pays frontaliers de la France, ce qui permet un apport rapide et peu coûteux, mais aussi une production de drogue de plus en plus pure.

De l’autre, une adaptabilité financière, qui permet à toutes les bourses de s’y retrouver. En effet, si le prix de la MDMA n’a pas baissé ces dernières années, les différentes formes permettent des ventes fractionnées et des prix dégressifs, facilitant l’achat mais aussi la consommation. Pour couronner le tout, les experts mettent en avant l’image “festive” de cette drogue, qui ne nécessite ni injection, ni inhalation, donnant l’impression d’un danger moindre. À tort, bien évidemment.