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Bientôt le retour des voitures sur les quais parisiens ?

undefined undefined 20 janvier 2026 undefined 12h00

Clémence Varène

Les quais, depuis leur piétonnisation il y a quelques années, sont devenus l’un des spots préférés des Parisiens. L’hiver, ils fournissent une promenade sublime pour les jours de soleil. L’été, c’est une terrasse géante ouverte à tous, où tout le monde se presse pour profiter d’un endroit tranquille, loin de la circulation parfois pénible un peu plus haut. Mais malheureusement, ce petit paradis entre terre et mer (ou presque, mais la Seine c’est déjà pas si mal) pourrait bientôt perdre une partie de son attrait.


La fin de la quiétude

En novembre 2024, Anne Hidalgo annonçait officiellement ne pas se représenter à la mairie de Paris en 2026. Depuis, plusieurs personnalités politiques ont annoncé leur candidature pour tenter de lui succéder, dévoilant au passage des projets plus ou moins acceptables pour imaginer le futur de la capitale. La dernière en date ? Sarah Knafo, candidate Renaissance, qui a par ailleurs été la première à dévoiler son programme complet.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dernier comporte certains points avec lesquels on n’est pas sûr d’être d’accord. En premier lieu, le retour des voitures sur les quais de Seine. Le concept est simple : inverser la situation actuelle, en remettant les voitures en bas, et en créant de nouvelles promenades pour les piétons et les vélos sur les berges hautes. Résultat : des voitures en haut et bas, pour un max de bruit et de pollution. Un projet assorti d’un retour à 80 km/h sur le périph’.


Un florilège de bonnes idées

Dans son programme, la candidate envisage aussi d’aider la ville à faire des économies au niveau du logement. Pour cela, elle souhaite vendre des HLM, et ce alors même que la capitale vient seulement d’atteindre les 25% de logements sociaux obligatoires imposés par la loi SRU. De la même manière, elle a pour projet de supprimer l’encadrement des loyers, au détriment des moins fortunés qui pourraient se retrouver face à des loyers aberrants.

Côté service public, là aussi, c’est assez simple : réduction de moitié du nombre de fonctionnaires, effectifs de la police municipale doublés, avec des agents armés, afin de « harceler les vendeurs à la sauvette, les occupations illégales, l’alcoolémie sur la voie publique ou l’usage de drogue en amenant les contrevenants dix fois par jour au commissariat s’il le faut ». Au moins, on est prévenus.