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C’est prouvé, les arbres parisiens sauvent des vies !

undefined undefined 28 février 2026 undefined 07h30

Clémence Varène

En septembre dernier, Paris devenait la ville la plus mortelle d’Europe en temps de canicule. Une position dramatique, qui a poussé certains experts à se poser une question simple : comment limiter les décès en cas de vague de chaleur dans la capitale. Et selon l’étude internationale qui vient d’être publiée par la revue scientifique npj Urban Sustainability, la réponse est simple : il faut planter des arbres.


Des solutions urgentes

Depuis quelques années, réchauffement climatique oblige, la capitale française, comme nombre de grandes métropoles à travers le monde, connaît des vagues de canicule sans précédent. Et malheureusement, ça ne devrait pas s’arrêter, puisque de nombreux experts prévoient des

périodes estivales à plus de 50°C pour la Ville Lumière dans les prochaines années. Seulement voilà, cette hausse des températures s'accompagne d’une hausse du nombre de morts.

Pour faire face à cette situation, des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), associés à des scientifiques venus de Londres et de Barcelone, se sont réunis afin de proposer des solutions concrètes et de limiter au maximum cette situation dans la capitale. Et le résultat est sans appel : à l’heure actuelle, ce qui marche le mieux, c’est de végétaliser Paris.


Une causalité indéniable

Pour établir ce constat, les différents spécialistes ont collecté plus de 10 ans de données à Paris, par arrondissement, afin d’établir les conditions favorables aux décès liés à la chaleur. Ils ont alors constaté un facteur étonnant : le 13e, arrondissement le plus vert de Paris, est celui qui enregistre le moins de morts en cas de fortes chaleurs, quand le 2e, le plus bétonné, en enregistre le plus.

Un lien de causalité qui s'explique de manière assez simple : non seulement la végétation permet de créer des îlots de fraîcheur, et donc de faire baisser la température, mais en plus, elle offre une meilleure qualité de l’air. En conclusion, l’étude montre donc que si un cinquième de chaque arrondissement était végétalisé, le taux de décès pourrait chuter d’un tiers. Un nouvel argument dans la course à la mairie qui bat son plein ?