Nuit Blanche : ce qu'il ne faut pas manquer du circuit inédit de 2020

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  • Publié le 24 Septembre 2020 à 13h05
Le Petit Palais accueille des installations sublimes suspendues au-dessus de son bassin. © Benjamin Soligny

C’est l’un des rendez-vous les plus attendus de la capitale. Chaque automne, Paris se transforme et l’on découvre la capitale sous un nouveau visage, le tout dans une ambiance unique qui nous fait tant voyager : la nuit. Entre art visuel, musique et promenade de santé, Nuit Blanche a tout pour plaire chaque année.


« Nuit Blanche est un moment à part. Une nuit hors du temps, propice à la flânerie et à la divagation. Elle est un phare de la culture à Paris que nous ne pouvions nous résigner à éteindre, même temporairement, alors que nous avons tant besoin de nous retrouver pour célébrer la vie. » Ces paroles d’Anne Hidalgo, maire de Paris, et Carine Rolland, adjointe en charge de la culture et de la ville du quart d’heure résonnent tout particulièrement en cette période difficile pour la culture. Pas d’année blanche pour Nuit Blanche donc, qui revient nous bercer le samedi 3 octobre avec un circuit inédit dans Paris, mais aussi les villes de Métropole du Grand Paris. Difficile tous les ans de réussir à voir l’intégralité, c’est pourquoi Le Bonbon a tenu à vous offrir cinq spots à ne pas manquer pour votre parcours parfait.


Du bon son et de l’image au musée Bourdelle

Petit fief du 15e arrondissement qu’on affectionne particulièrement, le musée Bourdelle accueille des installations vidéo d’Anne-Charlotte Finel sur une musique de Voiski, producteur de musique électronique. Dans le jardin, des animaux prennent vie en lumière, du python albinos aux punaises d’eau, aux limites de la science-fiction, entre rêve et réalité.


Gerridae, 2020, capture vidéo, vidéo, musique de Voiski – Anne-Charlotte Finel © Courtesy l'artiste et la galerie Jousse Entreprise

Passagers d’Anne-Charlotte Finel
Musée Bourdelle
18, rue Antoine-Bourdelle – 15e


L’instant floral sur les Champs

Parmi les passionnés d’art et de sculpture, qui n’a jamais entendu parler de Jeff Koons ? Célèbre pour son Bouquet of Tulips exposé depuis l’année dernière sur les Champs-Élysées, ce dernier est à redécouvrir dans un cadre nouveau : le jardin a été totalement revu et l’éclairage nocturne est tout nouveau. L’occasion de profiter de cette œuvre dans un décor frais et inédit.


"Bouquet of Tulips" de Jeff Koons en hommage aux victimes des attentats du 13 Novembre 2015 © Joséphine Brueder / Ville de Paris

Bouquet of Tulips de Jeff Koons
Jardin des Champs–Élysées – 8e


Voyage sonore au pays de l’imaginaire

Dans le péristyle du palais Galliera, Dominique Gonzalez-Foerster vient installer Promenade. Cette œuvre imaginée en 2007 nous plonge dans une expérience auditive unique : avec des ambiances sonores, elle crée un voyage immersif sous les tropiques, des jardins, des attractions et des planètes puisés dans des textes de Virginia Woolf, des sœurs Brontë ou encore de Philip K. Dick. Sensations garanties.


Promenade, 2007 © Grégoire Vieille / ADAGP, 2020

Promenade de Dominique Gonzalez-Foerster
Péristyle du palais Galliera
Square Brignole Galliera – 16e


La nature reprend ses droits en couleur

Au cœur du jardin du Petit Palais, l’artiste Françoise Pétrovitch, en collaboration avec Hervé Plumet, dévoile Se laisser pousser les animaux, une installation vidéo où la nature mélange végétal, animal et humain. Des jeux de figures, couleurs, matières et changements d’échelle, le tout projeté au-dessus du bassin du jardin… Une relation subtile entre le dessin, la danse et le son à vivre à tout prix.


Françoise Pétrovitch, Hervé Plumet, Sylvain Prunenec, Se laisser pousser les animaux - Esquisse pour Nuit Blanche 2020 de l'adaptation du spectacle
initialement produit par lebeau & associés. © ADAGP Paris 2020. Courtesy Semiose, Paris

Se laisser pousser les animaux de Françoise Pétrovitch
Petit Palais
2, avenue Winston-Churchill – 8e


Un moment de réflexion et de contemplation

Nichée sur l’esplanade Gaston Monnerville, on ira Rive Gauche découvrir l’œuvre du Nigérian Otobong Nkanga Anchored Glow. Un ensemble de poèmes et dessins gravés sur des plaques de verre, fixées sur 13 caissons lumineux : le résultat est bluffant et inspirant. On déambule alors dans un songe rêveur entre les caissons, comme un corps astral au milieu de constellations.


© Anchored Glow – Courtesy de l’artiste et de la galerie Insitu Fabienne Leclerc © Daniel Molajoli

Anchored Glow de Otobong Nkanga
Esplanade Gaston Monnerville
7, place André-Honnorat – 6e

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