11 savoureux restaurants bistronomiques à Paris

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Contraction de bistrot et gastronomique, le resto bistronomique est un concept né dans les années 90 qui allie prix doux et cuisine créative et raffinée, conçue à base de produits frais et de saison, et souvent orchestrée par des grands chefs. Propre à la culture française, on y retrouve une cuisine goûteuse et artistique, un service de qualité et un lieu sans chichi. Depuis plusieurs années, ils ne cessent de conquérir Paris ; on vous présente donc 10 d'entre eux à tester au plus vite ! 

La Régalade du Faubourg, le plus bucolique 

On se demandait s’il était encore possible de dénicher un jardin planqué dans la capitale, et voilà que l’on tombe, un soir d’hiver, sur cet écrin végétalisé. Non seulement l’endroit est superbe et dépaysant mais en plus, on peut profiter d’un moment culinaire unique ! En effet, l’excellent chef Bruno Doucet, qui nous régale depuis plusieurs années avec ses deux adresses parisiennes, a posé ses outils de cuisine dans le nouvel et très bel hôtel Les Jardins du Faubourg. Située à deux pas de la rue Saint-Honoré, cette nouvelle adresse bistronomique nous a totalement charmés. On s’installe confortablement sur la terrasse bucolique chauffée où trône un grand Néflier, et l’on se laisse transporter par la carte de saison proposée ; on craque évidemment pour le fabuleux risotto à l’encre de seiche, gambas grillées, jambon crispy, ail et persil, pour le filet de sole meunière et son endive braisée au zeste de cédrat ainsi que pour les délicieuses ravioles aux artichauts et girolles. Comment ne pas finir sur sa mythique recette de riz au lait, soufflée par mère-grand, que l’on arrose d’un addictif coulis de caramel au beurre salé. Un endroit où il fait bon couper les ponts avec le tumulte parisien pour s’offrir un moment gustatif hors du temps.

La Régalade du Faubourg
9 Rue d'Aguesseau - 8e
01 86 54 15 14


Froufrou, le plus festif

Froufrou, c’est un retour dans le vieux Paris avec une cuisine française contemporaine revisitée par le talentueux chef Juan Arbelaez. On vient pour manger un soir de semaine, pour boire un verre un samedi soir endiablé mais aussi pour continuer la soirée à la sortie du théâtre Edouard VII, au cœur duquel se situe Froufrou. Ce restaurant du Moma Group à l’univers art déco propose une cuisine conviviale, subtile et généreuse, évocatrice de souvenirs. On découvre alors un "sharing" à la française sur fond de cuisine de bistro moderne où l’on a remplacé les assiettes individuelles par des plats à partager, comme le chef les aime tant. Entre le crémeux d’artichaut truffé et copeaux de parmesan, l’œuf parfait aux oignons doux et croquants d’amandes fumées, l’os à moelle des copains, les coquillettes truffées, l’incroyable thon snacké à la sauce teriyaki et ponzu infusé à la vanille ou le poulpe au chimichurri, Froufrou nous fait la promesse de submerger notre palais de plaisir ! On termine par le majestueux millefeuille au caramel beurre salé à partager. Des assiettes colorées présentées avec finesse que l’on déguste dans un cadre festif inspiré de la fin du XIXe siècle. Univers feutré, grands rideaux bleu nuit, miroirs reflétant les camaïeux de bleus, d’or et de terracota de la pièce façon Galerie des Glaces, on apprécie particulièrement le côté à la fois intime et festif de ce lieu de vie du 9e. On ne passe pas à côté de l’escalier "galerie" bleu nuit et or qui attire l’œil et qui nous amène vers un bar secret qui rappelle un wagon de l’Orient Express. Comme un deuxième acte de théâtre, on découvre ce speakeasy qui nous rappelle le charme du Paris d’antan.

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Froufrou
10, place Édouard VII – 9e
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Mensae, le plus à partager

Depuis janvier 2019, ce bistrot convivial caché du 19e aux allures raffinées accueille Maxime Bouttier, chef de 28 ans, et déjà 13 ans de maisons étoilées au compteur ! Le resto propose une offre du terroir qui se pare d’accents cosmopolites quand il s’agit des tapas. Mensae est avant tout un bistronomique de partage, qui restaure les gourmets dans une générosité à la latino. Carte de tapas, plats à partager, le restaurant a tout pour plaire, surtout qu’il s’agit de produits essentiellement bio ou provenant d’une agriculture raisonnée et française. Nichés sur les hauteurs de Belleville, on choisit le menu gastronomique en cinq plats façon carte blanche, composé de tapas, d’un plat de poisson à partager, souvent un bar ou dorade en croûte de sel, et un de viande comme une excellente côte de bœuf ou du veau. Chaque mois la carte change en se pliant à la saison, et les légumes guident l’accompagnement des plats. Ici, les classiques français sont modernisés, et on retrouve des cuisses de grenouille avec du jambon iberico et de l’ail noir, des tartares de Saint-Jacques au chou rouge, jeune lierre et grenade, ou une mousse au chocolat feuillantine cacao 70 % à la glace vanille, crumble au cacao et fleur de sel, leurs trois signatures. Ce menu carte blanche en 5 temps est un beau voyage vers l’inconnu qu’on peut déguster le mardi, mercredi et jeudi et on a aucune chance d’être déçu ! Les autres jours, les plats à la carte raviront tout autant les papilles des convives.

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Mensae
23, rue Melingue – 19e
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L’Escudella, le plus occitan 

L’Escudella, c’est le bébé de l’ancien cuisinier du Meurice et demi-finaliste Top Chef 2012, Paul-Arthur Berlan. Ce restaurant bistronomique a ouvert ses portes en 2015 en plein cœur du 7e et propose depuis lors une cuisine aux accents du Sud, inventive et goûteuse, uniquement à base de produits de saison et provenant d’agriculteurs en circuit court. Escudella, ça signifie "assiette" en occitan, le chef étant originaire de la ville de Carcassonne. Tous les mois, on retrouve un nouveau menu de 5 services composé d’amuse-bouche, de deux entrées, deux plats dont une viande et un poisson comme un lièvre à la royale ou une lotte rôtie à la soubressada, de deux desserts et de mignardises pour terminer en beauté. Plein de petites surprises viennent parfaire ce dîner. N’oublions pas le dessert signature, le Paris-Carcassonne qui est un Paris-Brest revisité avec un coulis au praliné et une crème plus légère. Jusqu’au 15 janvier, on profite de la fameuse et délicieuse tourte des rois à la truffe, canard et foie gras à partager en entrée, accompagnée d’une gelée au porto et de pickles. Les suggestions du chef changent aussi régulièrement et on découvre un nouveau plat du jour à la carte ainsi qu’un menu du jour en plus du menu en 5 services. Au milieu de la magnifique collection d’assiettes artisanales présentées sur le mur, on aime partager un déjeuner d’affaires ou un dîner festif à l’Escudella et découvrir les goûts des saisons, alliés aux accords occitans, puissants et contrastés.

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Escudella
41, avenue de Ségur – 7e
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Dassaï, le plus saké

Joël Robuchon et la célèbre marque de saké Dassaï se sont dit oui au 184, rue du Faubourg Saint-Honoré. Ils proposent de passer "de l’autre côté" du comptoir, au plus près du savoir-faire et du goût du Japon. On embarque alors pour un voyage au pays du Soleil Levant, pour découvrir le monde du Dassaï et de ses accords parfaits. Accessible par un escalier rond digne d’un film de Tim Burton, les accords entre saké et bons mets sont poussés jusqu’à l’harmonie. On se délecte d’une cuisine bistronomique franco-japonaise basée sur le saké, à prix abordables, de 49 à 89 € pour les menus dégustation selon le nombre d’entrées et de plats choisis. La cuisine saine et parfumée envoûterait tout amateur d’influences asiatiques. On fond pour l’aubergine fondante aux légumes croquants et sumac, les Saint-Jacques cuites en coquille au beurre d’algues, le black cod mariné au miso blanc, ou la volaille au curry vert avec son riz japonais, coup de cœur du chef exécutif Fabien François. La carte évolue au fil des saisons et ne propose que des produits frais de grande qualité. Une bonne raison d’y retourner régulièrement !

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Dassaï
184, rue du Faubourg-Saint-Honoré – 8e
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Les petits cousins, le plus familial

C’est à quelques pas des Abbesses qu’on découvre Les Petits Cousins, le restaurant d’Ivan et Sarah, frère et sœur d’Emmanuelle Beart. C’est le lieu parfait pour cocooner et bien manger. Ce bistronomique met avant tout l’accent sur le goût et la qualité des produits, qui sont pour la plupart issus de circuits courts et ne provenant que de petits producteurs, d'artisans locaux et des groupements de fermiers en permaculture. Tout est cuisiné avec passion et amour par le chef Emmanuel Perrot, formé par l’excellent Pierre Gagnaire. Dans le quartier de Montmartre, on est conquis par ce restaurant convivial à la devanture bleue et fleurie. Cette table gourmande à la décoration à la fois brute, moderne et chaleureuse propose une carte qui évolue au fil des saisons. Les assiettes sont raffinées, créatives et généreuses et on craque pour leurs poissons de ligne, leurs viandes racées ou leurs légumes issus de la permaculture parmi les 4 entrées, 5 plats et 4 desserts. Concernant la carte des vins, elle est composée à 80 % de vins natures et bio. Le café mi-brésilien, mi-guatémaltèque de la maison Lomi, élu meilleur ouvrier de France en torréfaction, est la touche finale parfaite. Et pour les amateurs de théine, ne manquez pas le thé iranien rouge unique et original.

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Les Petits Cousins
2, rue des Trois-Frères – 18e
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Shabour, le plus israélien

Bien plus qu’un simple restaurant, Shabour, c’est une expérience à la fois culinaire et humaine. Ce nouveau bébé du chef Assaf Granit est un véritable appel au voyage. Pont imaginaire entre Jérusalem et Paris, on a été conquis par la finesse de cette cuisine israélienne. Un comptoir de 28 places, pas une de plus, disposé autour des cuisines face aux 3 chefs talentueux et intimidants, Assaf Granit, Uri Navon et Dan Yosha, la même team qu’au Balagan. Shabour, c’est l’idée de chahuter gentiment les codes, de créer un lien avec les cuisiniers et les serveurs, de manger face à ceux qui nous régalent et à côté de ceux qu’on aime. On se laisse porter par le "Voyage Shabour", une dégustation surprise du menu, composée d’un amuse-bouche, d’une huître au sabayon à la harissa relevée au paprika, de deux entrées individuelles et d’un œuf mollet à l’écume de tahini, jus de câpre et œufs de saumon à partager, de deux plats et deux desserts, dont l’inimitable mousse au chocolat, composée de 70 % de cacao, de fève de tonka, d’un soupçon d’huile d’olive et d’une pincée de fleur de sel. Ici, chefs et convives se fréquentent. Pendant que l’un est au fourneau, l’autre nous fait patienter avec la dégustation d’un maftoul au parmesan, citronnelle et bouillon de légumes, le troisième nous fait goûter le vin et le dernier nous raconte l’histoire du plat. Pas le temps de s’ennuyer entre les services, car ici chaque détail compte et des dizaines de petites attentions nous chérissent tout au long de la soirée dans cette ambiance tamisée éclairée à la bougie. Les plats peuvent changer d’un jour à l’autre, mais leur cuisine nomade reste inédite, sincère et gourmande. 

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Shabour
19, rue Saint-Sauveur – 2e
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Lazare le plus authentique

Situé sur le parvis de la gare Saint-Lazare, Éric Frechon a décidé de surprendre ses convives. À proximité de la fameuse passerelle classée monument historique, l’emplacement peut étonner, mais il est pourtant bon de se retrouver à tout moment de la journée dans ce lieu plein de vie, où l’effervescence est perpétuelle. Et ce n’est pas un choix anodin pour le chef étoilé, car s’installer dans la gare Saint-Lazare signifie cibler l’Ouest parisien mais aussi sa Normandie natale. Quand on pousse la porte de cette brasserie moderne, on est directement plongé dans un cadre confortable et chaleureux rythmé par un jeu de matières chaudes. La bonne cuisine est démocratisée mais aussi authentique, familiale et généreuse, inspirée de nos traditions françaises. Tant au niveau des quantités que de l’excellence des produits, on aime se faire plaisir et déguster les plats traditionnels et raffinés tels que la poitrine de cochon accompagnée de sa purée à la moutarde ancienne, ou les créations audacieuses telles que le Paris-Deauville, le dessert signature. Un vrai retour aux sources des plus agréables ! 

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Le Lazare
Parvis de la gare Saint-Lazare, rue Intérieure – 8e
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Instinct, le plus éclectique

Bien planquée dans la petite rue de Picardie, une adresse à la devanture discrète mais coquette pointe le bout de son nez. Ouverte par quatre copains très inspirés, on a décidé de suivre notre instinct et de s’y aventurer. On se met dans l’ambiance en dégustant un cocktail au calvados, citron vert, miel, bitter rhubarbe et ginger beer, qu’on associe à une série de petits plats à grignoter, comme la terrine de lapin ou les radis et beurre au sel fumé. Le menu, imaginé par Maximilian et Camille, met à l’honneur une cuisine simple, gourmande, 100% faite maison et uniquement à base de produits de saison. Malgré une carte réduite et éclectique, le choix nous semble impossible ce soir-là. On craque pour le gaspacho de concombre, au chèvre frais, à la menthe et aux amandes, ainsi que pour l’œuf parfait, ses asperges vinaigrette et son crumble de parmesan. La présentation est jolie, soignée et tout donne envie d’être dévoré. Côté plats, l’entrecôte de race française maturée est définitivement le mets à ne pas manquer ! Pour les aficionados du poisson, sachez qu’il est fourni par Terroir d’Avenir dont les produits sont issus d’une pêche raisonnée. Il y a également une série de plats végans et sans gluten, comme le riz noir vénéré : coulis de piquillos, brocolis sautés et sesame torréfié. Et parce que, pour nous, un dîner se finit toujours sur une petite note sucrée, on accompagne nos profiteroles d’un cognac infusé à l’ananas frais, au poivre, à la vanille et au café. 

©Nais Bessaïh

Instinct
19, rue de Picardie – 3e
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14 Paradis, le plus méditerranéen 

Ce restaurant à la façade toute en baie vitrée, au papier peint végétal et aux tables boisées, est tenu par Alexandre et Hugo, ce dernier étant d’origine portugaise. La cuisine aux notes méditerranéennes est entièrement faite maison avec des produits frais et de saison. Tous les deux mois, la carte change pour s’adapter aux saisons et régale ses convives avec la formule déjeuner entrée-plat-dessert à 17 €. Les 8 entrées, 9 plats de résistance et 6 desserts sont en perpétuelle évolution. Un décor parisien aux accents art déco avec la fameuse rampe d’escalier du paquebot de légende Le France. Une carte créative à effet de surprise, toujours autour d’une nourriture saine et savoureuse. Ici, le fish and chips est l’un des meilleurs de Paris, avec un filet de lieu dodu mais ferme dans une chapelure parfaitement croustillante et pas trop grasse. Nos coups de cœur : les popcorn de gambas accompagnés d’une spicy mayo à picorer à deux, le lieu jaune rôti aux coques et petits pois et l’incroyable et fameuse brioche perdue au caramel beurre salé, onctueuse et terriblement gourmande… Un style bistronomique teinté d’influences méditerranéennes qui nous a conquis.

©JulietteDM

14 Paradis
14, rue de Paradis – 10e
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La rallonge, le plus gourmand

Après une soirée rallongée, le verdict est tombé : un RÉ-GAL ! Certainement l'un des meilleurs bistronomiques de la capitale. On s'installe au comptoir et on salive devant la petite ardoise noire. On a envie de tout dévorer, de partager, de glouglouter, bref de vivre quoi ! Geoffroy Maillard déjà à la tête de La Table d’Eugène, revisite la tradition ibérique des tapas en sélectionnant des produits d’exception et de saison, et réconcilie les terroirs de nos régions et du bassin méditerranéen. La cuisine ouverte autour d’un comptoir rappelle les bistrots d’antan et propose une cuisine entre terre et mer avec des assiettes créatives et finement préparées. Les produits de saison sont mis à l’honneur dans une ambiance conviviale et une déco plaisante aux matériaux brut et lumières douces ; on tutoie l’art de la gastronomie. Big up aux croquettes de jambon aux petits oignons, les asperges vertes à la plancha, le risotto de coquillettes aux cèpes et truffes ou encore les ravioles de volaille liées au foie gras, pour lesquelles les sensations sont assurées. On ne repart pas sans une touche sucrée et notamment en dégustant le riz au lait au caramel beurre salé, qui sublime nos papilles pour une dégustation accomplie. La Rallonge mixe plaisir simples et plats sophistiqués, et on ressort séduit par ce bistronomique pas commun et aux tarifs doux.

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La Rallonge 
16, rue Eugène Sue – 18e
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