4 raisons d\'aller voir l\'expo Mexique au Grand Palais

undefined 10 octobre 2016 undefined 02h00

Rachel Thomas

Envie de voyager ? La plus grande manifestation consacrée à l'art mexicain depuis 1953 investit le Grand Palais jusqu'au 17 janvier 2017. Le musée s'est associé avec les plus grandes institutions culturelles mexicaines pour nous offrir un superbe panorama de l'art moderne mexicain entre 1900 et 1950. Parmi les artistes exposés, on retrouve Frida Kahlo ou encore Diego Rivera, mais aussi un nombre fou de personnages incroyables. Vous allez en ressortir très enrichis et dépaysés, on vous le garantit. Alors, pourquoi on y va ?


Pour la force et la diversité des artistes

Quand on pense à l'art mexicain, on pense souvent à Frida Kahlo, dont on est ravis de voir les autoportraits, ou son amant Diego Rivera. Ici, d'autres personnalités moins connues et tout aussi impressionantes sont mises en lumière. On découvre comment 202 œuvres et 60 artistes, peintres, cinéastes, photographes ou sculpteurs, ont accompagné, agité et façonné le Mexique des années 1900-1950. Un pays où l'art et la société respirent à l'unisson.

 ©Tiburcio Sanchez de la Barquera (1837-1902) Portrait de la famille, Escandoan Arango 1867 Huile sur toile Mexico, INBA, Museo Nacional de Arte Acquisition, 2015 © INBA/Museo Nacional de Arte Photo © Francisco Kochen

©Francisco Eppens (1913-1990) Constructeurs vers 1940 Crayon cire sur papier Mexico, INBA, Museo Nacional de Arte Donation Rodrigo Eppens, 2004 © INBA/Museo Nacional de Arte


Pour les femmes, qui y sont très présentes

Vent de fraîcheur à l'étage ! L'exposition prend une nouvelle dimension, particulièrement féminine. L'accent est mis sur les œuvres des trois artistes phares du muralisme mexicain, los tres grandes : Diego Rivera, David Alfaro Siqueiros, José Clemente Orozco. Et c'est cette révolution masculine qui a ouvert la voie et a permis aux femmes de participer à l'activité économique. Elles ont donc elles aussi intégré la scène artistique, en tant que peintres ou mécènes. En plus de Frida Kahlo, on découvre des artistes extraordinaires comme Nahui Olin, Rosa Rolanda ou les photographes Tina Modotti et Lola Álvarez Bravo.

©Frida Kahlo (1907-1954) Le Cadre 1938 Fixé sur verre (plaque de verre) Paris, Centre Pompidou, musée national d'art moderne, Centre de création industrielle Achat de l'EÂÂ tat en 1939 © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Jean-Claude Planchet © [2016] Banco de Mexico Diego Rivera Frida Kahlo Museums Trust, Mexico, D.F. / Adagp, Paris


Pour l'avant-gardisme des artistes mexicains

La quatrième partie Rencontre de deux mondes : Hybridation nous fait découvrir les artistes mexicains aux Etats-Unis et leur influence dans les mouvements d'avant-garde à New York ou encore à Los Angeles. On découvre aussi que cette notoriété acquise à l'international a eu pour effet de réveiller l'envie de vivre au Mexique pour certains artistes étrangers. En collaboration avec les artistes locaux, ils ont réussi à développer une scène riche, notamment autour du surréalisme avec Carlos Mérida, José Horna, Leonora Carrington et Alice Rahon.

© Antonio Ruiz « El Corcito » (1892-1967) Le Rêve de la Malinche 1939 Huile sur masonite Mexico, Galeria de Arte Mexicano Galeria de Arte Mexicano ©Photo INBA/Museo Nacional de Arte

© Wolfgang Paalen (1905-1959) Le Genie de l'espèce (os formant un pistolet) 1938 Os Coleccion Fundacion Wolfgang e Isabel Paalen Comodato en Franz Mayer © Museo Franz Mayer, Mexico


Pour l'histoire de cette fille hypnotisante aux yeux verts  

Cette fille aux yeux verts, Nahui Olin (née Carmen Mondragon), est la muse mexicaine de beaucoup d'artistes au XXe siècle. C'est d'ailleurs son amant, Gerardo Murillo, avec qui elle vit une relation passionnelle, érotique et presque scandaleuse, qui est l'auteur de ce portrait fascinant. Ses yeux ont toujours inspiré les artistes du monde entier, notamment Picasso. 

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Une photo publiée par Rachel (@rachelcamillathomas) le

©Dr. Atl, Gerardo Murillo, dit (1875-1964) Nahui Olin vers 1922 Atl couleurs sur plâtre Collection Andreis Blaisten © Coleccion Blaisten © Photographe Francisco Kochen © SOMAAP