Les plus belles expositions à découvrir en décembre

© Skyfall (Sam Mendes, 2012)

Des photographies documentaires, la Corée à l’honneur, des arbres, une mécène d’exception et des monochromes noirs, devinerez-vous qui se cache dans les expos à ne pas manquer en décembre ?


Nous les arbres, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain 

Le topo

Réunissant une communauté d’artistes, botanistes et philosophes, la Fondation Cartier pour l’art contemporain met en lumière les récentes recherches scientifiques concernant les arbres, puisque depuis une dizaine d’années, celles-ci s’accélèrent. Portant un regard nouveau sur ces êtres vivants qui nous entourent, c’est l’occasion de voir chez eux bien plus qu’un bout de bois, l'exposition étant prolongée jusqu'en 2020!

Pourquoi c’est cool

Mettant en lumière la beauté et la richesse biologique des arbres grâce à des peintures, photographies et films ainsi que des installations d’artistes venus d’horizons divers, on découvre ou redécouvre que ceux-ci, loin d’être inanimés, présentent des capacités sensorielles, des aptitudes de communication et même une mémoire. Aujourd’hui massivement menacés, ce sont pourtant les plus anciens membres de la communauté des vivants… 

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Fondation Cartier (@fondationcartier) le

Nous les arbres
Fondation Cartier pour l’art contemporain
261, boulevard Raspail – 14e
Prolongée jusqu’au 5 janvier 
Plus d’infos

 

Tekkal couleurs de Corée, l’expo du nouveau Centre Culturel Coréen

Le topo

À l’occasion de l’ouverture du nouveau Centre Culturel Coréen fin novembre, celui-ci nous permet de venir découvrir la culture coréenne au travers d’une exposition qui met à l’honneur les couleurs, en abordant leur signification et l’usage de celles-ci dans la vie et culture coréenne. On peut notamment y voir des costumes traditionnels (les hanboks) et leurs teintes chatoyantes, des broderies colorées ou des porcelaines à la blancheur éclatante. Plus de 200 objets traditionnels ou contemporains, qui permettent d’appréhender l’arc-en-ciel de couleurs de ce pays. 

Pourquoi c’est cool

Première exposition en France qui collabore avec le musée national du folklore de Corée, cette exposition met aussi en avant la rencontre de la culture coréenne avec la culture française, puisque si les couleurs et leurs variations font partie de notre quotidien et peuvent même influencer nos humeurs, la manière de les percevoir diffère d’un endroit à l’autre. 

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Centre Culturel Coréen (@centreculturelcoreen) le

Tekkal, couleurs de Corée
Centre Culturel Coréen
20, rue de la Boétie – 8e
Jusqu’au 14 février 2020
Plus d’infos

 

La photographe Ursula Schulz-Dornburg, à la Maison Européenne de la Photographie 

Le topo

Première rétrospective française consacrée à la photographe allemande Ursula Schulz-Dornburg, la Maison Européenne de la Photographie met aujourd’hui son remarquable travail à l’honneur. Exerçant depuis une cinquantaine d’années, son œuvre sensible et engagée met en lumière la manière dont le pouvoir et les conflits transforment les paysages, offrant ici une véritable réflexion géopolitique.

Pourquoi c’est cool 

Parcourant des siècles d’histoire et d’humanité, le travail d’Usula Schulz-Dornburg est à la croisée de la photographie documentaire et de l’art conceptuel. Revenant sur des thèmes prédominant de son travail, cette exposition nous montre notamment une série dédiée au site archéologique de Palmyre en Syrie, lieu historique ravagé en quelques années par la guerre, et qui constitue aujourd’hui un témoignage d’une valeur inestimable. 

Sonnenstand, San Juan de Busa, 1992 © Ursula Schulz-Dornburg

Ursula Schulz-Dornburg - Zone Grise / The Land in Between
Maison Européenne de la Photographie
5/7, rue de Fourcy – 4e
Du 4 décembre 2019 au 16 février 2020
Plus d’infos 


L’étoffe des rêves de Lee Young-hee. Séoul-Paris, au musée Guimet 

Le topo

Considéré comme la plus grande figure de la mode coréenne, Lee Young-Hee, disparue en 2018, est une créatrice de mode qui a largement contribué à renouveler la mode de son pays, notamment en donnant une image moderne et décomplexée au hanbok, cet habit traditionnel coréen. À sa mort, elle a légué 1300 pièces issues de son fond textile, dont de nombreux accessoires au musée des Arts Asiatiques Guimet, devenant récipiendaire de la plus grande collection au monde de textiles coréens en dehors de la Corée.

Pourquoi c’est cool

Exceptionnelle exposition, cette retrospective conçue autours de textiles anciens, d’étoffes légères et colorées, d’accessoires et de 75 pièces de haute couture, permet au musée de constituer un magnifique parcours qui revient sur ses recherches qui ont permis de porter la mode de son pays sur la scène mondiale. 

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Musée Guimet (@museeguimet) le

L’étoffe des rêves de Lee Young-hee. Séoul-Paris 
Musée national des arts asiatiques - Guimet
6, place d’Iéna – 16e
Du 4 décembre 2019 au 9 mars 2020 
Plus d’infos

L’exposition Soulages, au musée du Louvre

Le topo

Peintre du noir et de la lumière, c’est aujourd’hui sur lui que le musée du Louvre braque ses projecteurs, en lui consacrant pour la première fois une exceptionnelle exposition personnelle dans son salon Carré. Célébrant cette année son centième anniversaire, Pierre Soulages est l’une des figures majeures de la peinture non figurative, reconnu comme tel depuis ses débuts au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. 

Pourquoi c’est cool

Témoignant de la continuité de son œuvre au travers 8 décennies de travail et de recherche, l’exposition permet de découvrir de très grandes peintures réalisées ces derniers mois, signe de la vitalité remarquable de cet artiste encore actif à son âge. Remettant en question la peinture traditionnelle, il donne une grande importance aux textures, à la lumière et aux contrastes autour de réalisations monochromes qui viennent questionner la façon de voir l’art au sein même d’un des plus grands musées du monde. 

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Emmanuel Perrotin (@emmanuelperrotin) le

Soulages
Musée du Louvre - Salon Carré (aile Denon, 1er étage)

Rue de Rivoli – 1er 
Du 11 décembre 2019 au 9 mars 2020

Plus d’infos

 

Marquise Arconati Visconti, femme libre et mécène d’exception, au Musée des Arts Décoratifs

Le topo

La marquise Arconati Visconti (1840-1923), c’est l’une des figures majeures du mécénat à destination des musées et de l’enseignement supérieur. Femme de lettres et de culture dans un milieu d’hommes, elle fréquente Léon Gambetta ou Jean Jaures, de nombreux conservateurs ainsi que des amateurs d’art et collectionneurs. Au travers de cette exposition, le Musée des Arts Décoratifs retrace la destinée exceptionnelle de cette femme qui en héritant d’une immense fortune qui lui a permis de constituer une collection remarquable d’œuvres d’art allant du Moyen Âge au XIXe siècle, a contribué à enrichir les collections de nombreuses institutions. 

Pourquoi c’est cool

Au total, une centaines d’œuvres et de documents d’archives sont réunis pour la première fois, et permettent de revenir sur cette personnalité exceptionnelle qui a contribué de façon marquante au développement de l’enseignement supérieur à Paris et en province, et qui a considérablement enrichi les collections du Musée des Arts Décoratifs. L’occasion de découvrir cette femme hors du commun, dont la collection nous laisse rêveurs. 


Marquise Marie Arconati Visconti, 1870. Collection Château de Gaasbeek © MAD, Paris / Jean Tholance

Marquise Arconati Visconti - Femme libre et mécène d’exception
Musée des Arts Décoratifs 
107, rue de Rivoli – 1er

Du 13 décembre 2019 au 15 mars 2020
Plus d’infos

 

Le 61 rue de Monceau - L’autre hôtel de Camondo, au musée Nissim de Camondo 

Le topo

Partis de Constantinople pour s’installer à Paris en 1869, le comte Abraham-Béhor de Camondo et son frère Nissim s’installent en bordure du parc Monceau, chacun dans son prestigieux hôtel particulier. Si aujourd’hui l’hôtel de Nissim a été conservé pour devenir un musée, celui d’Abrahman a quant à lui subi d’innombrables transformations, ventes et destructions. Revenant sur son histoire, au sein même de l’hôtel particulier de son frère, cette exposition retrace l’histoire de cette demeure, voisine de l’institution. 

Pourquoi c’est cool

Avec cette exposition, une sélection de documents divers et d’acquisitions récentes nous renseignent de façon détaillée sur l’architecture, la décoration, l’ameublement et les collections d’œuvres d’art qui composaient cette demeure d’exception. Construite en 1875 mais dont l’intérieur a été entièrement détruit dans les années 1970, c’est néanmoins un élément du patrimoine parisien que l’on peut redécouvrir aujourd’hui.

Dessin aquarellé de la façade sur rue, Denis-Louis Destors, 1876 .Don des Amis du MAD, 2012. Musée Nissim de Camondo © MAD, Paris

Le 61 rue de Monceau - L’autre hôtel de Camondo
Musée Nissim de Camondo
63, rue de Monceau – 8e
Jusqu’au 15 mars 2020
Plus d’infos

 

Veni, Vidi, Vinci, sur la péniche Fluctuart 

Le topo

500 ans après la disparition de Léonard de Vinci, cet homme d’art et d’esprit auquel le Louvre consacre actuellement une grande rétrospective, le Fluctuart aussi nous présente une exposition qui met le travail du maître à l’honneur. Au travers d’une vingtaine d’artistes internationaux, des œuvres viennent détourner les réalisations du peintre et nous permettent de redécouvrir avec un œil moderne et urbain ce génie de la Renaissance. 

Pourquoi c’est cool

Si les street-artists reprennent régulièrement La Joconde ou L’Homme de Vitruve, avec cette exposition ce sont les dessins et manuscrits qui sont privilegiés au travers d’installations monumentales, de dessins et peintures ou encore des collages qu’on découvre ou redécouvre avec plaisir. 

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par FLUCTUART (@fluctuart) le

Veni, Vidi, Vinci, l’art urbain face au génie
Fluctuart - centre d’art urbain
Pont des invalides - Port du gros caillou – 7e
Jusqu’au 19 avril 2020
Plus d’infos


L'exposition Playmobil, aux Invalides

Le topo

Exceptionnelle exposition sur l'histoire de France en Playmobil, le Musée de l'Armée présentera à l'Hôtel national des Invalides 11 scènes historiques imaginées par l'artiste et collectionneur Jean-Philippe Broussin. Allant de François Ier à la Libération de Paris, ces scènes sont une occasion unique pour le public de revivre les grandes heures de l'histoire de France au travers de cette mythique marque de jouets.  

Pourquoi c'est cool 

Plus de 3000 personnages seront exposés dans l'ancien réfectoire des soldats pensionnaires, dont l'accès est exceptionnellement donné au public. Enfin, une reconstitution en Playmobil de l'Hôtel des Invalides, créée tout spécialement pour l'exposition et présentée pour la première fois à cette occasion, émerveillera les petits... et les grands ! 

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Musée de l'Armée - Invalides (@museearmee_invalides) le

Playmobil aux Invalides : en avant les Histoires !
Musée de l'Armée
Hôtel national des Invalides
129, rue de Grenelle – 7e
Du 19 décembre 2019 au 5 janvier 2020
Plus d'infos 

Fin des articles