L'art sauvage s'invite au Musée de la Chasse et de la Nature

On the run – Vulpes vulpes, Jussi TwoSeven, 2020 © Jussi TwoSeven

On vous a déjà parlé des petites bêtes qui s’invitent dans la capitale : les renards du cimetière du père Lachaise, les canards qui s’étaient appropriés le boulevard magenta pendant le confinement. L’exposition incursions sauvages nous parle de la porosité des frontières entre nature et ville. Le Musée de la Chasse et de la Nature a ainsi choisi sept street artistes pour investir ses salles et réaliser des œuvres qui interrogeront notre cohabitation avec un monde animal perturbé.

L'exposition Incursions sauvages réunit deux des choses que l'on préfère : le street art et les animaux. 

Quand la nature s’empare de la ville

La couleur est annoncée dès la façade du musée. Par une fenêtre sur rue au premier étage de l’hôtel de Guénégaud, un écureuil accueille chat et souris dans une solidarité inattendue. Métaphore de la fraternité née pendant le confinement ? « Le projet est né de l’observation, pendant le confinement, de la porosité des frontières entre la nature et la ville, et les incursions d’animaux sauvages en ville. En Occident, sangliers, cerfs et chevreuils pénétraient dans nos cités. En Inde il y eut des félins, et des éléphants en Chine… » déclare et Cyrille Gouyette, co-commissaire de l’exposition « Incursions sauvages », qui s’inscrit ainsi dans l’actualité. Le confinement a rebattu les cartes de la relation entre les animaux, la ville et les hommes.

Cerf, Ruben Carrasco, 2018, Marseille © Yoshi Yanagita

Une ode à l’art urbain 

Mais il n'y a pas que les animaux qui sont sauvages dans cette exposition. La culture dominante et bien-pensante est enfermée entre les 4 murs d’un musée. L’art sauvage et explosif se retrouve dans la rue. Pour cette exposition, le musée de la Chasse et de la Nature met à l’honneur le street art. Sur les deux sites, c’est donc un large panorama de la scène street art qui se dévoile dans la diversité de ses techniques (spray, pochoir, collage ou installation) et de ses styles (graphique, fantastique ou hyperréaliste) au travers des œuvres d’une quinzaine d’artistes internationaux. Les fresques sont peintes à même les murs et les façades du musée. Elles disparaitront à la suite de l’exposition. L’expérience artistique vécue par le spectateur est donc unique, éphémère et prend ainsi toute sa valeur.

Le sanglier des villes, Nadège Dauvergne, 2022 © David Giancatarina

Incursions sauvages
Musée de la Chasse et de la Nature
62, rue des Archives – 3e
Du 12 avril au 11 septembre 2022
Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h

Plus d’infos

Fin des articles