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Toutes les palettes de Cezanne exposées au Grand Palais

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Clémence Varène

Pour Sérusier, il était « le peintre pur ». Pour Picasso, « notre père à tous ». Longtemps décrié de son vivant, Paul Cezanne s’est ensuite imposé comme l’un des plus grands peintres de l’histoire de l’art, laissant derrière lui une empreinte indélébile. Le Grand Palais revient aujourd’hui sur la carrière de ce plasticien devenu référence de l’art moderne et contemporain dans un dialogue inédit avec près de 80 artistes.


Une source d’inspiration infinie

Alors que nous célébrons cette année les 120 ans de sa disparition, Paul Cezanne investit le Grand Palais de toute l’étendue de son talent. Au fil des salles, l’institution revient sur une toute autre facette de l'œuvre du peintre : sa capacité à devenir une source d’inspiration, aussi bien de son vivant que plus de 150 ans après la réalisation de ces dernières toiles. Une intemporalité qui en fait un des maîtres de l’impressionnisme, du postimpressionnisme, et l’un des précurseurs de l’abstraction.

Pour cela, le musée a réuni 174 pièces venues du musée d’Orsay, de l’Orangerie et du Centre Pompidou. Et si 69 sont issues de Cezanne, les 105 autres ont été réalisées par pas moins de 78 artistes inspirés par le génie du peintre aixois, sa capacité à briser les codes et à libérer la peinture pour l’emmener ailleurs. De salle en salle, notre regard rencontre donc Gauguin, Matisse, Signac, Baselitz, Braque, Delaunay, Hockney, Maillol, Mondrian, Soulages, Warhol ou Picasso…


Une rétrospective monumentale

En plus de présenter Cezanne comme un modèle, un peintre à part dont la radicalité a ouvert la voie à des centaines d’artistes, l’exposition retrace toute sa carrière, revenant sur ses plus grands chefs-d’œuvre. Ici, ses baigneurs et baigneuses sont mis à l’honneur. Là, ses paysages des carrières de Provence, auxquels il était si attaché. On reste en admiration devant ses célèbres pommes avec lesquelles il voulait « étonner Paris », et son travail sur l’inachevé fascine autant qu’il interroge. Et, bien évidemment, impossible de résister au final en apothéose autour de ses représentations de la montagne Sainte-Victoire. Une rétrospective spectaculaire, construite comme un dialogue unique entre Cezanne et tous les artistes marqués par ce génie de la peinture, à ne pas manquer.

Cezanne et nous
Grand Palais
17, avenue du Général-Eisenhower – 8e
Jusqu’au 17 janvier 2027
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