Après le carton de C’est pas facile d’être heureux quand on va mal, Rudy Milstein était attendu au tournant. Et le Molière 2024 ne déçoit pas : avec sa nouvelle pièce, il s’attaque à la maternité, au désir d’enfant et à cette angoisse très contemporaine de vouloir tout maîtriser, jusqu’à l’ADN de son bébé. Le résultat ? Une comédie qui fait rire jaune autant qu’aux éclats, portée par une troupe en grande forme. Voilà pourquoi on vous la recommande les yeux fermés.
1. Parce qu'on adore l'humour noir
Le pitch est déjà un petit bijou de comédie noire : Marie se retrouve à la maternité avec sa meilleure amie Anne, qui vient elle aussi d’accoucher, mais de son troisième, arrivé par accident. Pour mettre toutes les chances de son côté, Marie a fait faire à son nouveau-né un test génétique révolutionnaire censé prédire ses risques de maladies. Le résultat est mauvais… Alors elle échange discrètement son bébé avec celui d’Anne. À partir de là, tout dérape avec délice : névroses parentales, couples qui s’essaient au couple libre, parents franchement monstrueux…
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2. Pour le casting de choc
En tête d’affiche, Anne Marivin, visage culte du cinéma français depuis Bienvenue chez les Ch’tis, irrésistible en mère débordée. Face à elle, Ariane Mourier, habituée de la Pépinière, en mère prête à tout pour avoir l’enfant parfait, et Nicolas Lumbreras, fidèle complice de Rudy Milstein, toujours aussi redoutable. Erwan Téréné et Maeva Pinto Lopes, épatante en infirmière, complètent la troupe, le tout ponctué en live par une clarinette. On salue fort des comédiens explosifs !
3. Parce que ça fait relativiser
Derrière les éclats de rire, la pièce tend un miroir pas toujours flatteur à notre obsession du contrôle, du bébé parfait et de la parentalité optimisée. Cruelle mais terriblement juste sur notre époque, elle fait l’effet d’une petite séance de thérapie collective : on ressort en se disant que nos névroses ne sont finalement pas si graves… et que nos enfants s’en sortiront très bien, test ADN ou pas.
Bref, entre un pitch culotté, une troupe au top et des répliques qui piquent, J'espère que nos enfants iront mieux que nous coche toutes les cases de la comédie qu’on a envie de recommander à tous ses amis (surtout ceux qui viennent d’avoir un bébé). Attention, la pièce fait souvent salle pleine : on ne traîne pas pour réserver.
J’espère que nos enfants iront mieux que nous, de Rudy Milstein
La Pépinière Théâtre
7 rue Louis-Le-Grand – 2e
De 43 à 51 €
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