Nos 5 films préférés de Jean-Luc Godard à voir absolument

  • Auriane Camus
  • Ciné-Séries
  • Publié le 13 Septembre 2022 à 11h58
© À bout de souffle

Retour sur nos films préférés du réalisateur franco-suisse, qui s'est éteint mardi 13 septembre à l'âge de 91 ans. Des chefs-d'œuvre à mater encore et encore.

Que vous ayez 20 ou 50 ans, vous avez forcément déjà vu un film de Jean-Luc Godard. Celui qui avait été présenté comme Le Redoutable par Michel Hazanavicius dans son film éponyme est mort ce mardi 13 septembre, à l’âge de 91 ans.

Bien que le réalisateur franco-suisse ait principalement fait vivre les années 60 dans ses films, il aura tout de même marqué des générations entières de cinéphiles. Véritable légende vivante, Godard laisse derrière lui plus d’une centaine de réalisations et 60 ans de carrière, mais surtout une passion immense pour le cinéma : « Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma, on parle de tout, on arrive à tout ».

Figure emblématique de la Nouvelle Vague aux côtés de François Truffaut ou encore de Claude Chabrol, Jean-Luc Godard a repoussé les limites du septième art. Ses films sont un véritable miroir de leur époque, tintés d'un vent de liberté qu’on ne retrouve chez aucun autre réalisateur.

S'il est difficile de résumer son œuvre en quelques phrases, nous vous proposons plutôt d’aller la (re)découvrir de vos propres yeux, grâce à cette sélection de nos 5 films préférés de Jean-Luc Godard. À voir et revoir sans fin.


1. Pierrot le fou

Il raconte l’histoire de Ferdinand Griffon, père de famille désabusé car il vient de perdre son emploi à la télévision. Un soir, alors qu'il revient d'une désolante soirée mondaine chez ses beaux-parents, il se rend compte que la baby-sitter venue garder ses enfants est une ancienne amie, Marianne. Elle l’appelle toujours Pierrot pour le taquiner. Il décide de tout quitter et de partir avec elle vers le sud de la France dans un grand périple où se mêleront trafic d'armes, complots politiques, rencontres incongrues, mais aussi pauses bucoliques et déchirements amoureux.

Pourquoi on l’aime ? Ses chansons et son côté "road movie", qui plaira aussi bien aux amateurs de comédies romantiques qu’aux fans de films de gangsters.


2. À bout de souffle

Michel Poiccard, jeune voyou insolent, vole une voiture à Marseille pour se rendre à Paris. Mais en route, lors d'un contrôle, il tue un policier qui le poursuivait. Arrivé à Paris, il retrouve une étudiante américaine, Patricia. Tout au long du film, Michel essaiera de la persuader de coucher à nouveau avec lui, et elle lui résistera un certain temps en affirmant que lui ne l'aime pas vraiment.

Pourquoi on l’aime ? Le couple qui perce l’écran. Un Bebel superbe en voyou de banlieue et une Jean Seberg sublime et désinvolte.


3. Le Mépris

Le scénariste Paul Javal mène une vie heureuse avec sa femme Camille. Un jour, le célèbre producteur américain Jeremy Prokosch lui propose de travailler à une adaptation de l’Odyssée réalisée par Fritz Lang à Cinecittà. Le couple se rend alors sur les lieux du tournage et rencontre l’équipe. Prokosch fait bientôt des avances à Camille sous les yeux de Paul. Cette tentative de séduction va sonner le glas de leur couple…

Pourquoi on l’aime ? Pour la douce évolution des sentiments des deux personnages principaux. De l’incompréhension à la colère, et du doute au mépris.


4. Vivre sa vie

Nana, vendeuse dans un magasin de disques à Paris, mène une vive monotone et joint difficilement les deux bouts. Même si elle éprouve pour lui une certaine tendresse, elle s'ennuie avec son ami Paul, un journaliste raté avec lequel elle a eu un enfant qu'elle a mis en nourrice. Après avoir rompu avec Paul, en manque d'argent pour payer son loyer, Nana accepte la proposition d'un inconnu. Elle se prostitue pour la première fois et, par l'entremise d'une amie, rencontre Raoul, un souteneur. Nana est ainsi prise dans l'engrenage de la prostitution…

Pourquoi on l’aime ? Sa vision honnête de la vie, dans sa beauté comme dans sa tristesse, et les réflexions philosophiques pleines de sens de Nana.


 5. Une femme est une femme

Paris, quartier du faubourg Saint-Denis : Angela, belle Danoise travaillant dans une boîte de strip-tease, veut un enfant d'Émile, qu'elle aime éperdument. Mais Émile refuse. Alors Angela décide de lui faire croire qu'elle va demander à leur meilleur ami, Alfred, de lui rendre ce service. Sauf qu'Alfred est amoureux d’Angela...

Pourquoi on l’aime ? Un film léger, drôle et pétillant, parsemé d’attitudes farfelues et de disputes à coups de livre.

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