Des cocktails à tomber dans ce speakeasy du 5e

Au détour d’une balade au jardin du Luxembourg jusqu’à Notre-Dame, sous un soleil printanier prêt à s’endormir dans les bras de Morphée, nous vient une petite soif et l’envie d’un cadre cosy où passer la soirée sans se ruiner. Notre 7e sens nous mène alors tout droit au Cobbler, ce petit bar aux allures de speakeasy niché au-dessus du restaurant La Bouteille d’Or.

Installés là-haut, alors que le bar offre une vue imparable sur Notre-Dame, on s’enfonce dans un sofa molletonné. Une musique choisie avec soin, un accueil chaleureux et une déco cosy qui nous fait nous sentir comme dans un boudoir jusque dans son fumoir… au Cobbler, on y reste tout le soir.



Après nous avoir offert un service de qualité dans son restaurant au rez-de-chaussée, Vincent nous invite à découvrir sa petite pépite cachée dont le bar est tenu par un véritable mixologue. Ce barman 2.0 revenu d’Australie pour éveiller nos papilles gustatives est sans nul doute le nouveau meilleur ami indispensable à une soirée réussie.



Pour lui, le cocktail est tout un art dont la création n’a plus de secret : des fruits frais jusqu’aux liqueurs élaborées en passant par des recettes bien millimétrées, au Cobbler, le cocktail est un dessert aussi enivrant que savoureux. On se laisse notamment tenter par le surprenant “Canadian” fait de whiskey canadien, de sirop d’érable, de jus de citron et de blanc d’œuf, ou par l’innovant “Chili Mexican Mule” et sa tequila Patron, son jus de citron vert, son sirop d’agave infusé aux piments, le tout agrémenté de ginger beer.



On compte aussi les délicieux mélanges faits de café Arabica importé de Colombie, de jus de yuzu, de purée de framboises et tant d’autres, qui nous donneraient envie d’essayer la carte entière. Eh oui, le Cobbler a le sens du détail, à tel point que même son nom possède une véritable signification. Le “Cobbler”, créé au début du XIXe siècle, serait en effet le premier cocktail de l’Histoire. L’hommage ne s’arrête pas là puisqu’au XVIe siècle, l’espace accueillait un cordonnier, dont l’équivalent est un “cobbler” en anglais. Un clin d’œil au passé que l’on retrouve dans la déco prestigieuse, qui n’est pas sans rappeler le charme fascinant du speakeasy.

Et mieux encore, Vincent nous prouve qu’acheter la qualité ne veut pas forcément dire se ruiner. Le Cobbler, on y fonce sans avoir peur pour notre porte-monnaie. En bref, l’essayer, c’est l’adopter. 

Le Cobbler
9, quai de Montebello – 5e
Ouvert du mercredi au samedi de 18h à 2h
www.lecobbler.com

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