Comment reconnaître un vrai Marseillais ?

  • Sian
  • Société
  • 07/05/2018
© Hans Silvester

Quelle fierté que d’être marseillais… Tellement que même nos amis venus du Nord (c’est à dire au dessus d’Aix) se disent marseillais. On a donc dressé la liste des conditions à remplir pour avoir enfin le droit de se proclamer phocéen ! (à lire avec l’accent) « Oh faut pas déconner, si je suis pas marseillais, je le suis plus moi ».

Ta conduite est…reconnaissable

Pour te faire comprendre, tu utilises plus souvent le klaxon que le cligno’. Et ça y va sur les insultes également. Tu t’étais juré de ne pas ressembler à ton père mais voilà… Voiture, scooter, vélo, trottinette, tout est bon à prendre pour zigzuaguer, « faire le mac », braquer, piler, accélérer et insulter.


Tu traverses n’importe comment

Les japonais du carrefour de Shibuya seraient déjà tous morts à ta place, mais toi, tu t’es entraîné toute ta vie à risquer ta vie juste pour éviter d'attendre le bonhomme vert. Le bon côté, c’est que tu peux passer pour un héros juste en retenant la personne à côté de toi de se jeter (tout naturellement) sur la route. T’cha vu.

Tu ne vas à Notre-Dame-de-la-Garde que pour pécho

Ouais, bon, des fois, t’y vas aussi pour faire visiter un pote touriste. Mais en dehors de ça, on la connaît la petite technique de la virée « spontanée » à la Bonne Mère qui se termine par la vue de nuit imprenable, sur la ville, dans la voiture (etc). Good game.


Tu ne prends pas le bus de nuit

…parce qu’il n’existe pas. Tu as essayé d’y croire, mais il ne s’est jamais pointé. Par contre, le bus de jour, tu le connais bien, et d’ailleurs tu préfères marcher 76 minutes plutôt que prendre le 83 en plein été, musique de qualité à l’arrière…


Tu exagères ABSOLUMENT tout

Des lamentations quotidiennes (« j’ai attendu 3h », « il fait au moins 43 degrés ») à la vantardise poussée (« je travaille 55h par semaine », « j’ai fait le tour du Brésil »), tu es un pro de l’hyperbole depuis la naissance. Ça passe inaperçu tant que tu dialogues avec des Marseillais, no problemo.


Tu passes plus de temps dehors que dedans

Toujours au soleil, tu fais durer le moment où tu devras rentrer et tu ne dis au revoir à l’extérieur qu’en fermant tes persiennes le soir. Le seul moment où tu peux être pressé de rentrer chez toi, c’est quand tu n’as pas de parapluie sur toi (le Marseillais n’est pas équipé pour la pluie) et qu’il pleut des cordes.

Tu ne connaîtras jamais le bikini body

Le sport, passe encore, mais dire adieu aux panisses, à l’Aïoli de mamie, au « pastaga », au couscous du quartier, au kebab de fin de soirée… Jamais. En bon méditerranéen, tu aimes manger, et beaucoup.


Tu supportes (plus ou moins) l’OM

Tu ne pourras bien sûr pas dire le contraire, au risque de te faire agresser par la suite. Petit ou grand fan, tu t’y connais un minimum au foot et tu ne peux pas t’empêcher de chanter les soirs de gros matchs tant l’émotion est grande dans la ville (au fait, on est en finaaaale !!!!!!!!).