C’est une page qui se tourne dans le paysage commercial lyonnais. Après 26 années passées au cœur de la Presqu’île, La Droguerie, située rue Gentil dans le 2e arrondissement de Lyon, va définitivement fermer ses portes. L’annonce est tombée comme un véritable choc pour les habitués de cette adresse emblématique dédiée au tricot, à la couture, à la broderie et aux loisirs créatifs.
Ouverte en 2000, la boutique était devenue au fil des années un passage obligé pour les passionnés de créations manuelles. Perles, boutons, laines, tissus, accessoires rares et conseils avisés avaient contribué à bâtir une solide communauté de fidèles. Mais malgré cet attachement, l’enseigne a annoncé la fermeture simultanée de l’ensemble de ses magasins français ainsi que de sa boutique japonaise.
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Une annonce brutale qui bouleverse les clientes
Entre l’annonce et la fermeture définitive, il ne se sera écoulé que quelques jours. Une rapidité qui a particulièrement marqué les clientes comme les salariées. Depuis l’annonce officielle, les files d’attente se multiplient devant la boutique lyonnaise, où une liquidation totale du stock avec une remise de 50 % attire les dernières passionnées.
Certaines clientes fréquentent les lieux depuis plusieurs décennies et peinent à imaginer la Presqu’île sans cette adresse unique. Beaucoup saluent la qualité des produits proposés, mais aussi les conseils personnalisés qui faisaient toute la différence face aux grandes plateformes de vente en ligne. La vague d’achats a d’ailleurs été si importante que le site internet de l’enseigne s’est retrouvé temporairement inaccessible, victime de son succès de dernière minute.
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Une fermeture de plus dans une Presqu’île en pleine mutation
La disparition de La Droguerie s’inscrit dans un contexte plus large de transformation du centre-ville lyonnais. Ces derniers mois, plusieurs enseignes historiques ont quitté la Presqu’île, à l’image de Benoit Guyot, Adrien, Villa Borghese, Minelli ou encore Jet Modélisme. Pour les habitués du quartier, cette fermeture symbolise une évolution du commerce lyonnais où les boutiques indépendantes et spécialisées peinent de plus en plus à résister aux nouvelles habitudes de consommation.

Ce mardi 9 juin à 19h, les lumières de La Droguerie s’éteindront une dernière fois. Et pour de nombreux Lyonnais, c’est bien plus qu’un magasin qui disparaît : c’est un petit morceau de mémoire de la Presqu’île qui s’en va avec ses bobines de fil, ses pelotes colorées et son incomparable esprit créatif.
