Un escape game toulousain proposait une mission pour tuer Emmanuel Macron

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En octobre 2020, l'escape game toulousain Arkanes Live Escape faisait polémique en proposant une mission dont l’objectif finale était de tuer une réplique du président Emmanuel Macron. Poursuivie par la justice, la gérante doit changer le scénario et faire un stage de citoyenneté.

C’est une salle qui avait fait couleur beaucoup d’encre fin 2020. L’escape game Arkanes Live Escape, situé place de Bologne à Toulouse, défrayait la chronique en octobre dernier après avoir dévoilé l’une de ses expériences. Le but : libérer, juger ou neutraliser une réplique du président Emmanuel Macron qui avait été kidnappé. Interpellée par les forces de l’ordre, la gérante avait été entendue sept heures durant le mardi 27 octobre 2020 pour « provocation non suivie d’effet à commettre un crime ou délit ».

Le 17 juin dernier, le délégué du procureur de Toulouse a décidé d’abandonner les poursuites judiciaires contre la cheffe d’entreprise. Toutefois, un communiqué publié le mardi 13 juillet sur la page Facebook d’Arkanes Live Escape nous apprend que cette dernière a dû s’engager sur deux points : « D’une part ‘ne pas reproduire le délit’ et d’autre part que sa créatrice participe à un ‘stage de citoyenneté et de valeurs républicaines' ».

« Gauchistes en prison »

« Le scénario en question, mettant en scène le kidnapping du chef de l’Etat qui, sans jamais le nommer, référence explicitement le président français en fonction actuellement, proposait aux joueurs de le retrouver dans un squat où il était retenu contre sa volonté et de décider de le libérer, de le traduire en justice ou de le mettre hors d’état de nuire », précise la gérante de la salle.

En remplacement de cette aventure qui n’avait pas plu à tout le monde, la salle vient de révéler l’intitulé de sa nouvelle aventure. Et accrochez-vous, elle s’appelle ‘Gauchistes en prison’. « Nous avons donc décidé de remplacer l’idée tendancieuse par une autre option que nous avons nommée ‘Gauchistes en prison’, qui nous semble plus correspondre à la ligne directrice du gouvernement », informe la salle. Pas sûr que celle-ci fasse aussi l’unanimité...

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