Humans of Strasbourg, un portrait juste et touchant de la ville à travers ses habitants

© Humans of Strasbourg

Ici, tout le monde connaît Humans of Strasbourg, ce projet qui raconte la vie des Strasbourgeois de la façon la plus authentique possible.

« Une histoire à la fois » est leur crédo. Une façon de procéder qui est devenue caractéristique du projet depuis 2016, année de naissance de Humans of Strasbourg. L'idée ? Représenter la diversité et la richesse humaine et culturelle de notre Eurométropole au travers des humains qui la représentent, qui qu'ils soient.

Inspiré de Humans of New York, un concept créé par Brandon Stanton en 2010 et qui, à travers un blog photo, rassemblait pas moins de 10 000 portraits de New-Yorkais dans les rues de leur ville, Humans of Strasbourg a décidé de surfer sur cette idée humaine et pleine de sens qui a rencontré un succès conséquent outre-Atlantique.

Des vies individuelles qui font l'ADN de la ville entière

« Lorsque j’avais 21 ans, j’ai perdu ma soeur jumelle dans un accident de voiture. Elle est décédée sur le chemin de l’école. Je suis entrée dans une grande dépression à partir de ce moment-là. À cette époque, mon premier amour résidait sur Paris. Je suis alors allée le rejoindre, car vivre à Strasbourg était trop dur pour moi. J’étais effondrée. J’avais arrêté mes études. Je ne faisais rien de mes journées. Mon compagnon faisait tout pour que j’aille mieux. Il m’emmenait en vacances, il me montrait les plus beaux endroits de Paris. Il s’occupait de moi. Malgré tout, à cause de ma dépression, je ne voyais pas ce qu’il y avait autour, car on ne peux pas aider une personne qui n’a pas l’envie d’aller mieux. Jusqu’à ce que lui, perde son père, que sa mère tombe gravement malade, et que son entreprise ai des difficultés. Un jour il m’a dit qu’il n’y arrivait plus, et qu’il fallait que je m’en aille. Je suis alors retournée à Strasbourg, puis j’ai eu un déclic. Je me suis dis que je ne pouvais pas me laisser aller, que la vie, ce n’était pas ça. Il m’a fallu près de deux ans pour m’en rendre compte. J’ai alors repris mes études. Aujourd’hui, je suis fière de moi. Je suis fière d’avoir traversé cette épreuve. Je suis fière d’être arrivée à une certaine étape de ma carrière professionnelle. Je suis fière d’avoir cette vie sociale. Et je suis heureuse de vivre à Strasbourg, une ville que j’affectionne. Une ville où je me sens en sécurité et où j’adore me promener. Strasbourg est un mini-Paris. Bref, si j’ai un message à faire passer à l’humanité, je leur dirai d’être positif même lorsque rien ne va, et ce, quoi qu’il arrive. » - Sarah Breitling © Humans of Strasbourg #strasbourg #basrhin #strasgram #hiver #France #HOS #Humansofstrasbourg #capitaledenoel #GrandEst #Hoplagram #Igerstrasbourg #Igersstrasbourg #Instalsace #welovestrasbourg #alsace #alsacemylove #digitalmarketing #website #news #connected

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Dans les coulisses, deux jeunes Marocains qui ont décidé, après avoir posé leurs valises à Strasbourg, d'aller à la rencontre de ses habitants pour les écouter et partager. De petites histoires personnelles qui, mises bout à bout, en racontent une commune, bien plus grande : celle des humains qui peuplent l'Eurométropole.

Ces hommes et ces femmes qu'ils rencontrent, ils les photographient, les filment, les écoutent et retranscrivent leurs propos. Ce qui ressort de chaque entretien, Zakaria et Mehdi le partagent sur les réseaux sociaux, sur leur compte Instagram, sur leur page Facebook et sur leur site Internet – Humans of Strasbourg est d'ailleurs suivi par un peu moins de 9 000 personnes sur Facebook.

Apprendre à s'écouter les uns les autres

«Je suis né au Maroc. Je suis arrivé en France à l’âge de 10 ans en 1954. Lorsque je suis arrivé à Strasbourg avec toute ma famille, j’ai eu un choc. Tandis qu’il faisait 25 degrés en Afrique, il y avait un mètre de neige ici (rire). À côté de cela, mon père me disait “Maintenant que l’on est ici, il faut s’adapter.”. Le plus difficile, c’était à l’école, car la plupart des personnes parlaient le dialecte Alsacien. Aujourd’hui cela ne pose plus de problème et j’aime l’Alsace ! Le seul aspect qui me chagrine, c’est la pauvreté de certains individus, tant au plan financier que mental. J’ai de plus en plus de mal à la supporter. Puis aussi, la non-ouverture. Ici on te ferme la porte, tandis qu’au Maroc, on te l’ouvre. Désormais je fais comme tout le monde.» Alain *** « I was born in Morocco. I arrived in France at the age of 10 in 1954. When I arrived in Strasbourg with my whole family, I was shocked. While it was 25 degrees in Africa, there was a meter of snow here (laugh). Beside that, my dad said to me "Now that we are here, we have to adapt." The hardest part was at school, as most people spoke the local dialect. Today it is no longer a problem and I love Alsace! The only thing that grieves me is the poverty of certain individuals, both financially and mentally. I find it harder and harder to bear. Then also, the non-opening. Here we close the door, while in Morocco, we open it for you. From now on, I'm just like everyone else. » Alain © Humans of Strasbourg #strasbourg #basrhin #strasgram #hiver #France #HOS #Humansofstrasbourg #capitaledenoel #GrandEst #Hoplagram #Igerstrasbourg #Igersstrasbourg #Instalsace #welovestrasbourg #alsace #alsacemylove #digitalmarketing #website #news #connected

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Au fur et à mesure des semaines, les photos et les histoires s'enchaînent et un album se constitue doucement. Un album photo d'une grande famille, dont chacun des membres a vécu ses propres grandes ou petites aventures. Entre souvenirs bons ou mauvais, voyages, rencontres, luttes, obstacles, les récits sont nombreux et s'enchaînent, simples, justes et touchants.

« Empathie, bienveillance et humanité sont les maîtres mots de ce projet », confie Zakaria. En effet, au-delà de partager les histoires de chacun et leur rapport à Strasbourg, il s'agit d'écouter, d'humaniser la ville. Plus, il s'agit d'apprendre à s'écouter les uns les autres, à porter un autre regard sur ces personnes qui vivent finalement à quelques pas de chez nous.

Un album photo à feuilleter inlassablement

Étudiant(e)s, blogueurs (euses), personnes âgées, personnes handicapées et bien d'autres racontent leurs histoires face caméra ou à travers un portrait photographique. Tous transmettent une émotion, de la joie à la peine en passant par l'espoir ou la persévérance.

Des contenus immortels, qui seront toujours vrais et trouveront toujours leur place dans l'actualité de quelqu'un, à visionner inlassablement. Parce que c'est aussi ça, Humans of Strasbourg : transmettre et partager des émotions universelles qui font que nous sommes, justement, humains.

Humans of Strasbourg est sur Facebook, sur Instagram et sur Internet. Le projet n'a pas de but lucratif.