20 000 euros de dégâts pour une teuf dans un appart du Marais loué sur Airbnb

Organiser une soirée post-bac dans un duplex avec terrasse en plein coeur du Marais, c’est une chouette idée, sauf quand les dégâts occasionnés tournent autour des 20 000 euros.

« 5 euros pour les filles, 10 euros pour les garçons : boissons à volonté, à manger, et plein de surprises » c’est l’annonce qui a été postée sur Facebook pour cette soirée du 29 juin au 80 rue Turenne, dans le 3e arrondissement. Ils ont été beaucoup à se passer le mot pour se retrouver à plus de 300 à faire la fête à 1h du matin dans un appartement de 80m2. Les voisins horrifiés par le bruit ont vite appelé la police.

Sauf qu'ne fois sur place, les policiers se rendent compte qu’ils n’ont ni à faire au propriétaire... ni au locataire... mais bien à un sous-locataire de l’appartement qui n’avait loué les lieux que pour la nuit.

Le propriétaire - qui estime les dégats occasionnés entre 20 et 30 000 euros - n’était apparemment au courant de rien et entame une procédure d’expulsion contre son locataire, qui a proposé la location de l’appartement à 500 euros la nuit sur la plateforme, alors même qu’il ne paierait plus son loyer depuis 6 mois. 


Un débat relancé

Cette soirée qui a viré au cauchemar relance le débat des locations saisonnières dans la capitale, l’adjoint à la mairie de Paris confie, agacé, que « dans les arrondissements du centre, la question de l’interdiction pure et simple d’Airbnb va devoir se poser sérieusement », à son tour Pierre Aidenbaum, maire PS du 3e arrondissement dénonce « un recours abusif aux plateformes de location saisonnières, et des dérives inadmissibles ».

 

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