C'est un phénomène que chaque parisien(ne) a connu au moins une fois au cours d'un trajet de métro, en le vivant directement ou par les dires de son entourage. Les "frotteurs", ceux qui se collent aux femmes, profitant de la promiscuité au sein d'une rame bondée font aujourd'hui l'objet d'une pétition nommée "pour des affichages anti-frotteurs dans le métro parisien".
Alice Millou, victime à plusieurs reprises des frotteurs et à l'initiative de la pétition appelle à la mise en place d'une campagne d'affichage anti-frotteurs : "Je vous demande formellement de lancer une campagne de prévention qui soit VISIBLE et suffisamment claire et retentissante pour que toute femme se sente en sécurité dans les transports en commun" écrit-elle dans une lettre adressée à Catherine Guillouard (présidente de la RATP), Valérie Pécresse, Marlène Schiappa (secrétaire d'état auprès du premier ministre, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes) et Elisabeth Borne (ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports).

A l'heure à laquelle cet article est écrit, la pétition compte 31 684 signatures sur un objectif de 35 000 et Alice Millou a lancé depuis hier le hashtag #stopauxfrotteurs afin de rendre compte de l'ampleur du problème.
Dans le métro, un frotteur pris en flagrant délit risque jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.
