Dans le cadre de la fête de la musique, LFI souhaitait organiser un grand rassemblement festif à l’issue d’une marche contre le racisme. Au programme : plusieurs artistes issus des scènes rap, électro et pop, parmi lesquels Dinaa, Kulturr, 2L ou encore DJ Guido du collectif Acid Arab. L’événement devait se tenir de 18 h à minuit sur la place de la République. Mais ce mercredi soir, la préfecture de police a publié un arrêté d’interdiction, mettant un terme aux préparatifs engagés depuis plusieurs mois par les organisateurs.
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Les arguments avancés par la préfecture
Pour justifier sa décision, la préfecture évoque plusieurs risques de troubles à l’ordre public. Dans son arrêté, elle estime notamment que l’événement pourrait attirer un public hostile à l’égard des forces de l’ordre. De plus les autorités soulignent qu’aucune autorisation d’occupation temporaire de l’espace public n’aurait été obtenue auprès de la Ville de Paris pour l’installation de la scène et du matériel technique.
Une décision qui fait réagir
Sans surprise, la réaction de LFI a été immédiate. Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompart dénoncent une décision politique prise sous la pression de leurs opposants. Les responsables du mouvement rappellent que l’organisation du concert était en préparation depuis plusieurs mois. La France insoumise a annoncé son intention de saisir le tribunal administratif afin de tenter d’obtenir la suspension de l’arrêté avant dimanche.
Pourtant prévenu depuis le mois d'avril, le préfet de Police de Paris vient de prononcer un arrêté d’interdiction du concert gratuit des Insoumis, place de la République, à la demande du président du CRIF Yonathan Arfi et du maire PS de l’arrondissement Paris Centre.
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) June 17, 2026
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Une fête de la musique sous tension
Cette interdiction intervient dans un contexte déjà sensible pour les autorités parisiennes. Entre les nombreux événements prévus dans la capitale, les dispositifs de sécurité renforcés et l’affluence attendue pour la Fête de la musique, la préfecture affirme devoir mobiliser d’importants moyens pour encadrer les rassemblements du week-end.
Reste à savoir si le juge administratif confirmera ou non cette interdiction. Une chose est sûre : à quelques jours du 21 juin, la partition de cette Fête de la musique parisienne prend une tournure bien plus politique que prévue.
