Comme les sorties ciné c’est pas toujours folichon folichon, on vous propose chaque semaine cinq films à voir ou à revoir, piochés dans le programme télé, notre mémoire de gamin, les magazines spécialisés, et – quand même ça vaut le coup parfois – les salles obscures de la capitale. Et une série aussi, parce qu’on sait que vous êtes des gros geeks.
Au ciné cette semaine
Les semaines se suivent et ne se ressemblent définitivement pas en ce qui concerne l'actu ciné. Pas évident de dégoter trois films vraiment encourageants en ce mercredi ensoleillé, peut-être feriez-vous mieux d'aller vous balader. Hormis ceux qu'on vous présente plus bas en détail, on a retenu : rien venant de Hollywood en tout cas, avec les probablement catastrophiques "Criminal, un espion dans la tête", où Kevin Costner joue les gros bras pour le compte de la CIA à son insu, avec quand même la sublime Gal Gadot ; "Krampus", un film d'horreur qui se situe pendant la période de Noël, allô on est en mai ; "La résurrection du Christ" en mode thriller de toge et de glaive, vue par Joseph Fiennes (frère de Ralph ouais), soldat romain et donc non-croyant... fallait y penser. Dans un registre plus international, quelques films intéressants se proposent à nous comme "Baden Baden", "Montanha" ou "Red Amnesia", mais surtout "Les Amants de Caracas", qu'on a eu la chance de voir et dont on vous livre une critique ici.
Mr. Holmes
Ah voilà, ça ça a l'air vraiment bien, et c'est un peu le seul cette semaine. Le grand, l'immense Ian McKellen, déjà Magneto et Gandalf à l'écran, hérite cette fois du rôle de Sherlock Holmes... ça va la carrière, tranquille. Donc Sherlock est vieillissant, il écrit un bouquin pour rétablir la vérité, parce que ce satané Dr Watson a fait rien que dire des bêtises. Dans ce qui apparaît comme sa dernière enquête (le bonhomme est très vieux et a des petits problèmes de mémoire), il va rencontrer un jeune garçon à l'esprit vif, qui ne sera pas sans lui rappeler quelqu'un...
DoughA prononcer "dow", comme Homer Simpson le fait et non pas "doug" comme dans le dessin animé avec l'ado et son gilet sans manche vert. L'histoire a l'air sympa, celle d'un jeune renoi musulman qui va se retrouver à bosser pour un vieux boulanger juif. Au-delà du délire "choc des cultures", cette comédie a l'air bien marrante pour deux raisons : c'est du cinéma britannique, et le gosse fout de la beuh dans la pâte ("dough" in english) à pain. Une comédie fumante, donc.
Un homme à la hauteurAllez hop, une petite comédie française ça fait jamais de mal. Nous on l'aime bien Jean Dujardin, alors on lui laisse le bénéfice du doute pour ce vaudeville au pitch original : Diane (Virginie Efira) tombe amoureuse d'Alexandre, 1 m 36. Voilà ça mange pas de pain, on est sûrs que notre Jean national composera un personnage crédible qui sublimera l'ancienne animatrice belge, décidément toujours dans les bons coups. Avec aussi quelques jeux de mots bien lourdingues pour "pimenter" le tout, on n'y coupera pas.
En page 2, une série, un documentaire et un grand classique du cinéma français Une série : The IT Crowd (VO obligatoire)« Pour ceux qui sont pressés et veulent une bonne crise de fou rire, tombez amoureux des deux geeks hilarants de cette série à l'humour résolument british. Deux mecs sont coincés dans un bureau un peu glauque au sous-sol d'une grande entreprise ; Roy l'Irlandais qui essaye d'être cool et Moss, le nerd avec une belle afro qui vit toujours chez sa mère, sans oublier Jen, la chef du département informatique totalement incompétente qui est persuadée qu'on peut casser Internet en tapant google dans google... 6 épisodes de 20 minutes, 3 saisons, ça se regarde comme du p'tit lait. Surtout l'épisode 2 de la saison 2, "Gay musical", qui se regarde en boucle (parole de quelqu'un qui n'aime pas regarder les séries en boucle). » Merci Rachel !
Un docu : The Whole Gritty CityUne immersion sans concession dans le quotidien d'adolescents de la Nouvelle-Orléans, entre délinquance et marching bands. Un an, trois collèges, une caméra, de la drogue, de la musique, de l'émotion... Le truc est au ciné La Clef, dans le 5e, à partir de ce mercredi, va y rester une semaine tout au plus, donc on vous conseille de prendre vos jambes à votre cou pour aller checker ce petit bijou de journalisme sociologique. Sinon vous devriez pouvoir le trouver quelque part sur Internet.
Un grand classique du cinéma français : Les Quatre Cents CoupsLe film préféré de Tiana, fière habitante du 18e. Voici ses mots : « Toute première collaboration entre les géniaux François Truffaut et Jean-Pierre Léaud, ce film signe presque le testament esthétique artistique de la Nouvelle Vague, avec ses décors réels et en extérieur. Antoine (le gosse) est l'archétype du petit Parisien turbulent mais tellement cool. Les petits veulent être comme lui, les grands... aussi. » L'occasion pour vous, chers Parisiens, de reconnaître certains lieux du film, qui ont d'ailleurs bien changé depuis, puisque le film date quand même de 1959... Ouais, y'a un demi-siècle.
