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200 % de taxe sur le vin français : la nouvelle menace de Trump

undefined undefined 21 janvier 2026 undefined 09h30

Jérémy Pennors

Mardi 20 janvier, Donald Trump n’a pas mâché ses mots. Interrogé par des journalistes dans un aéroport en Floride, le président américain a réagi avec ironie au refus, « à ce stade », d’Emmanuel Macron de rejoindre son initiative de « Conseil de paix ». « Personne ne veut de Macron, il ne sera bientôt plus au pouvoir », a-t-il lâché, avant de dégainer son arme favorite : les droits de douane

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En cas de poursuite de ce qu’il considère comme une posture hostile, Trump menace ainsi d’imposer une taxe de 200 % sur les vins et champagnes français. Une pression économique assumée, censée forcer Paris à revoir sa position. Côté français, l’entourage du président a immédiatement répondu que « les menaces tarifaires pour influencer notre politique étrangère sont inacceptables et inefficaces ».

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Un « Conseil de paix » concurrent de l’ONU… et payant

À l’origine de la discorde : le fameux « Conseil de paix » voulu par Donald Trump. Pensée d’abord dans le cadre d’un plan pour Gaza, cette instance est désormais présentée comme un organe mondial de résolution des conflits, concurrent direct de l’ONU. Problème : le ticket d’entrée pour un siège permanent s’élèverait à un milliard de dollars.

La France, par la voix du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, a confirmé qu’elle ne pouvait « donner suite » pour le moment. L’Allemagne, de son côté, appelle à une coordination européenne. Trump, lui, assure que les dirigeants européens « ne résisteront pas longtemps » et confirme avoir invité Vladimir Poutine à rejoindre ce conseil.

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Les vignerons français en première ligne

Si la querelle est diplomatique, ses conséquences pourraient être très concrètes. Les vignerons français prennent la menace très au sérieux. « On a l’habitude de sa stratégie : la menace et la peur », explique Jean-Marie Fabre, président des vignerons indépendants. Il rappelle qu’en 2020, des droits de douane américains avaient déjà coûté jusqu’à 20 % de la commercialisation du secteur.

Le marché américain reste central pour la filière, et une nouvelle escalade inquiète. Les professionnels appellent désormais le gouvernement français et l’Union européenne à répondre fermement. « Il faut faire comprendre à notre premier partenaire qu’il a beaucoup plus à perdre si on fait la même chose », insiste Jean-Marie Fabre. Une guerre commerciale dont personne ne sortirait vraiment gagnant.