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Pourquoi les Galeries Lafayette ont annoncé la vente des murs du BHV

undefined undefined 28 janvier 2026 undefined 13h00

Jérémy Pennors

La saga du BHV vient de franchir une étape décisive. Ce mercredi, le groupe Galeries Lafayette a annoncé avoir « finalisé » la cession des murs du célèbre grand magasin de la rue de Rivoli, dans le IVe arrondissement de Paris. Sans dévoiler l’identité de l’acquéreur, le groupe précise que la vente a été conclue avec l’investisseur auquel une exclusivité avait été accordée en décembre dernier.

Selon une source proche du dossier, il s’agirait du gestionnaire d’actifs nord-américain Brookfield Asset Management. Le montant de l’opération avoisinerait les 300 millions d’euros, soit environ 6 000 euros le mètre carré, d’après le site spécialisé CfNewsImmo. Une transaction majeure pour ce bâtiment emblématique du paysage commercial parisien, conclue après plusieurs semaines de rumeurs et de négociations jugées parfois poussives.

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SGM reste aux commandes, Brookfield en soutien

Si les murs changent de mains, le magasin, lui, continue de vivre. La Société des Grands Magasins (SGM), dirigée par Frédéric Merlin et propriétaire du fonds de commerce depuis deux ans, poursuivra l’exploitation et le développement du BHV. Une continuité stratégique confirmée par les Galeries Lafayette dans leur communiqué.

Dans un mail adressé aux salariés mardi soir, le directeur général du BHV, Karl-Stéphane Cottendin, s’est félicité de ce nouveau partenariat, affirmant que l’arrivée de Brookfield rendrait possible une « réhabilitation » d’ampleur. Il promet même « l’un des projets commerciaux les plus emblématiques de Paris » dans les années à venir. Une ambition qui tranche avec les incertitudes récentes, notamment après l’abandon des négociations par la Banque des territoires à l’automne dernier.


Entre espoir et inquiétude chez les salariés

Sur le terrain, l’annonce de la vente est accueillie avec prudence. À l’ouverture du magasin, une partie des salariés n’était pas encore informée de la cession des murs, découvrant la nouvelle par voie de presse. Une situation qui alimente un sentiment de lassitude et une ambiance jugée de plus en plus morose, dans un contexte marqué par le départ de nombreuses enseignes.

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Dans les rayons, les inquiétudes sur l’avenir sont bien présentes, notamment chez les salariés de longue date, qui s’interrogent sur la pérennité de leur poste et sur la direction prise par le magasin depuis deux ans. Si certains redoutent de ne pas pouvoir se projeter à moyen terme, d’autres espèrent malgré tout que ce changement d’actionnaire permettra enfin d’engager une transformation nécessaire.

Entre promesses de réhabilitation et incertitudes sociales, le BHV s’apprête à entamer une nouvelle phase de son histoire. Reste à savoir si cette recomposition saura à la fois rassurer les équipes, relancer l’attractivité commerciale du lieu et préserver l’identité de ce grand magasin emblématique du centre de Paris.