Une pétition contre les vols en jet de Jean Castex pour aller voter

« A voté », twittait le Premier ministre dimanche 10 avril, jour du premier tour des élections présidentielles. Oui mais voilà, il votait à Prades au lieu de Paris, et a fait l’aller-retour en jet privé.

Et si le gouvernement arrêtait de polluer à tort et à travers ? Pour le premier tour des élections, nombreux sont ceux ayant décidé de continuer à voter dans leur ville d’origine. C’est le cas du Premier ministre Jean Castex, qui s’est tapé un petit aller-retour Paris-Prades, dans les Pyrénées Orientales, pour poser son bulletin de vote dans l’urne. Il a atterri à Perpignan à 8h30 et a redécollé pour la capitale à 10h30. 2h sur place, donc, pour un trajet réalisé en jet privé, un Falcon de la République.

Bilan carbone : 5 tonnes de CO2, soit autant qu’un français pendant 6 mois. 6 mois d’émissions de gaz à effet de serre pour un vote et 2h sur place. Quelques jours après le dernier rapport du GIEC suppliant à chacun de limiter ses émissions de gaz à effet de serre et ne nous donnant plus que 3 ans pour inverser la courbe avant qu’elle devienne irreversible. Forcément, ça fait grincer des dents.

En réponse, une pétition s’est lancée, « Jean Castex : ne prenez plus l’avion, faites une procuration ! », avec, en premiers signataires, des membres de plusieurs assos environnementales, des journalistes, des activistes… À l’heure où nous écrivons ces lignes, près de 3000 signatures ont été récoltées. « D’autres solutions existent : il aurait pu prendre le train ou encore, comme beaucoup de Français et de Françaises, faire une procuration ! Monsieur le Premier ministre, montrez votre attachement à préserver une planète vivable : le 24 avril, le 12 et le 19 juin, faites une procuration ! »

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