Le résultat d’une étude publiée ce lundi fait ce triste constat : l’Île-de-France est de plus en plus riche, mais aussi extrêmement inégalitaire.
L’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) a publié les résultats des son étude sur l’évolution de l’immobilier en Île-de-France, effectuée entre 2001 et 2015. Et ils ne sont pas si surprenants : la gentrification est concentrée uniquement sur certains territoires, comme Malakoff, Colombes, les Lilas, ou même Clichy et Saint-Ouen en banlieue. À Paris, elle est concentrée dans le nord.
Aussi, les classes moyennes sont poussées vers l’extérieur de Paris, à cause de l’augmentation des prix de l’immobilier. Résultat, les inégalités augmentent également.
[Étude] Gentrification et paupérisation au cœur de l'@iledefrance
— IAU île-de-France (@iauidf) 3 juin 2019
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Les classes moyennes, pas assez riches pour vivre dans Paris mais pas assez pauvres pour bénéficier d’un logement social, s’éloignent du centre de la capitale. Résultat, les arrondissements dits populaires de Paris se retrouvent pris d’assaut par les cadres qui viennent s’installer dans le nord et l’est, comme le 18e. Les emménagements des ménages les plus modestes ont baissé de trois points dans ces zones-là.
Cependant, les logements sociaux représentent 25 % du parc immobilier francilien. Même si la région est très inégalitaire, elle consacre donc un quart de son parc immobilier aux familles modestes pour les aider à rester en Île-de-France.
