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Métro : cette tendance ultra dangereuse à bannir de toute urgence

undefined undefined 15 septembre 2026 undefined 12h00

Clémence Varène

Se bagarrer, courir ou se cacher sur le toit d’un train, c’est un véritable fantasme qui a inspiré un certain nombre de réalisateurs, parmi lesquels Henri Verneuil. En 1975, dans Peur sur la ville, il filme Jean-Paul Belmondo en train de fouler le toit du métro parisien. Une scène mythique qui, malheureusement, continue à donner des idées à certains jeunes insouciants. Comme ce jeune homme aperçu jeudi dernier, alors qu’il "surfait" sur le toit de la ligne 6 entre les stations Bir Hakeim et Passy.


Un spot malheureusement très prisé

C’est sur les réseaux qu’est sortie ce jeudi 10 septembre la vidéo d’un homme posté sur le toit de la ligne 6 au niveau de la passerelle de Bir-Hakeim. Si le métro est à l’arrêt au milieu de la voie, le surfeur, lui, n’a pas l’air déstabilisé par la situation. Il se promène d’un bord à l’autre de la rame, admirant la Seine, téléphone en main. Face à cette situation, Valérie Pécresse, présidente de la région et d’Île-de-France Mobilités (IDFM), n’a pas tardé à prendre la parole, condamnant fermement un tel comportement. Pourtant, ce n’est malheureusement pas la première fois qu’une telle scène a lieu, à cet endroit précis. En effet, la station Bir Hakeim permet un accès privilégié au toit des métros, au grand dam des conducteurs de la ligne.


Une activité à bannir de toute urgence

Seulement voilà, aussi divertissant et challengeant que cela puisse être pour nos jeunes en manque de frisson, c’est surtout une absurdité sans nom puisque la pratique est extrêmement dangereuse. Pour rappel, depuis 2015, 3 personnes sont décédées des suites de cette pratique dans la capitale. Sans aller jusque là, il existe des risques de chute, de choc, ou encore d’électrocution. Et chaque tentative de surfing entraîne en plus des interruptions de trafic de plusieurs heures, pour des questions de sécurité, perturbant le quotidien de centaines, voire de milliers d’usagers. Pour essayer d’endiguer cette pratique, pour l’instant passible de 3 750€ d’amende, une loi a été proposée pour ajouter deux mois de prison ferme. Un moyen de faire comprendre à tous que s’amuser, c’est bien, mais pas quand il y a un danger de mort…