4iugwzwcid

L\'incroyable docu sur Jean-Charles de Castelbajac est à voir sur Arte

undefined undefined 28 septembre 2018 undefined 16h45

undefined undefined 28 septembre 2018 undefined 18h21

Sarah Leris

Jean-Charles de Castelbajac, JCDC de son petit nom, est un peu notre nounours de la mode à nous. Il apprend toujours, et même à l'orée de ses 70 ans, il continue d’innover. Un fashion précurseur comme on les aime.

Pour prendre le contre-pied de Chanel, Dior et Versace en cette semaine de Fashion Week, rien de tel que de dévorer le documentaire L'Épopée pop de Jean­-Charles de Castelbajac dispo sur Arte. Loin des Olivier Rousteing, Nicolas Ghesquière et autre Karl Lagerfeld, JCDC, du haut de ses 68 ans, est un extra-terrestre sur la planète fashion.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Jean-Charles de Castelbajac (@jcdecastelbajac) le

Celui qui a habillé les Daft Punk, Jean Paul II, Vanessa Paradis, Lady Gaga, Rihanna ou Andy Warhol, qui passait ses nuits au Palace ou aux Bains Douches et qui s’amuse à dessiner des visages à la craie sur tous les murs de Paris est un phénomène. Loin de la bête de foire ou du burlesque, JCDC est un poète, un artiste avant un créateur. Il joue, il essaie. Résultat, ses lignes ondulées et couleurs primaires donnent à sa plume un style reconnaissable entre mille. Un personnage à part, touche-à-tout, designer, peintre, couturier, costumier, dessinateur et résolument anti-mode… et donc tellement avant-gardiste.

Le personnage fait l’objet d’un documentaire incroyable où portrait et auto-portrait s’entremêlent. Il revient sur ses débuts dans la mode, ses premières amours avec le tissu et le tracé, le tout illustré de ses dessins en bleu, rouge et jaune, évidemment. Ses années fracassantes, ses idées qui fusent, ses collections innovantes résolument pop, jusqu’à ses récentes collaborations avec l’aéroport d’Orly (oui, les couleurs sur le bâtiment d’Orly Sud, c’est lui) ou avec OnePlus (un téléphone à ses couleurs).

On se réjouit de le voir à l’écran toujours aussi optimiste, errer dans ses ateliers, suivre les étapes de fabrication, revenir sur les grandes étapes de sa carrière… Et se promener dans les rues parisiennes, un feutre blanc à la main, crayonnant les visages que l’on connaît si bien.

Voir sur Arte