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Ce club légendaire du 11e ferme définitivement ses portes cet été

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Maria Sumalla

Des concerts de rock aux soirées queer, le Gibus a fait vibrer les nuits de la rue du  Faubourg-du-Temple pendant plus de 60 ans. Un club légendaire du centre parisien, qui s’apprête à définitivement éteindre ses neons cet été. Une nouvelle – survenue juste après celle de la fermeture du Sample et de La Station Gare des Mines – qui plonge tous les habitués dans une grande tristesse. Préparez donc les mouchoirs : le 31 juillet, le Gibus, c’est terminé. 


Une légende des nuits queer à Paris

Depuis son ouverture il y a plus de soixante ans, le Gibus a connu de belles fêtes. Accueillant les plus grandes stars du rock, avec des groupes comme Téléphone ou Police, et même les pointures du hip-hop français NTM et les légendes de l’électro Justice… Le lieu a su faire sa place dans la nuit parisienne avec des concerts en veux-tu en voilà dans sa salle cachée dans les sous-sols d’un passage couvert. Aujourd’hui, on connaît cet espace comme un repère de la communauté LGBTQIA+, et ce, depuis 2014. Et après des milliers de teufs, de files d’attente, de dancefloors foulés et de rencontres, le Gibus tire sa révérence. 

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L’annonce a été faite sur le compte Instagram du club ce week-end, dans lequel les équipes font place aux remerciements. Remerciements envers les artistes, collectifs et soirées qui ont fait de ce lieu un véritable espace de liberté, de fête et de création. Mais aussi des remerciements à toutes ces personnes qui ont rempli le lieu de leur énergie, de leurs histoires, de leurs rencontres, et qui ont transformé le Gibus en safe place


Un nouveau club réinventé 

Dans un entretien avec Le Parisien, Jean-François Meneboo, patron du Gibus depuis douze ans, explique la fermeture de la salle avec plusieurs facteurs. D’abord, les charges astronomiques, les tensions à répétition avec le voisinage à cause du bruit, et la baisse d’activité. Le patron déplore en effet l’évolution des pratiques festives et souligne l’essor malheureux du chemsex dans les milieux LGBTQIA+, qui détourne une partie de la communauté vers des soirées plus privées. Il résume enfin en avoir « marre ». Après des centaines de soirées organisées par an, l’homme de 53 ans affirme vouloir ralentir la cadence. 

Ce qui veut dire qu’une seule chose : il ne reste plus que trois mois pour écrire la fin de l’histoire du Gibus. Le 31 juillet prochain, le club fermera définitivement ses portes. Ses espaces continuent pourtant de briller la nuit, puisque des travaux sont prévus avant une réouverture à l’automne, toujours sous la forme de club, mais avec un positionnement plus généraliste. 

Gibus
18, rue du Faubourg-du-Temple – 11e
Fermeture le 31 juillet 2026
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