On vous en avait parlé en août 2024 : à l’époque, on découvrait le concept de Friend, cette intelligence artificielle sous forme de collier, créée par la start-up du même nom. Si, il y a deux ans de ça, le concept nous paraissait aussi lunaire que très lointain, il semble désormais devenir bien plus concret que ce qu’on avait imaginé puisque le métro parisien est recouvert de mystérieuses publicités pour cet objet tout aussi obscur.
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Une amie qui écoute tout ?
Friend, c’est donc censé être un collier circulaire blanc, connecté en bluetooth avec votre smartphone. Mais plus qu’un simple bijou, ce médaillon se vante d’être une « amie [...] toujours en train d’écouter et de former ses propres pensées intérieures ». Effrayant, on vous l’accorde. De fait, il serait donc possible de discuter avec cette « amie » et de lui poser des questions auxquelles elle répondrait de manière écrite sur votre téléphone. L’idée derrière de ce projet, était de proposer une réponse à « la solitude ressentie » par son créateur, Avi Schiffmann. Oui, mais.
Les Parisien·ne·s rebutés par cet objet
Si ce fameux collier a été lancé en juillet 2024, il s’offre désormais une campagne publicitaire dans la capitale. « Je ne laisserai jamais de vaisselle dans l’évier », « Je serai toujours d’accord pour prendre un café avec toi n’importe où dans Paris », peut-on dire sur ces affiches blanches placardées dans de nombreuses stations. Ces publicités n’ont pas tardé à faire réagir les internautes interloqués tant par l'objet que par le marketing autout. Ces derniers ont soulevé la ressemblance avec un épisode de la série Black Mirror.
La pub https://t.co/dKWj58isof dans le métro est flippante… Nouveau palier atteint : Un collier IA qui te tient compagnie. J’avoue que ça va trop loin là. pic.twitter.com/kSLRFCCtk7
— Daria (@dariamocha) January 31, 2026
L’objet pose de nombreuses questions éthiques notamment autour de la vie privée. Si Avi Schiffmann affirme que les données sont chiffrées, le pendentif reste très flou quant à la confidentialité et l’intimité. Il soulève également des interrogations sur le risque d’addiction et d’isolement social, en voulant substituer une relation humaine par un lien avec une intelligence artificielle. Le pendentif, vendu au prix de 113,49 € ne semble donc pas faire l’unanimité — et franchement, ça nous rassure un peu.
