Cette campagne intitulée MY BODY IS MINE visait à dénoncer l’hyper-sexualisation du corps féminin (en Inde et ailleurs) et devait présenter le corps féminin et la nudité comme un phénomène naturel aux antipodes de la sexualité.
Une femme attaquée
La raison de cette controverse ? La créatrice de la marque a découvert son dos sur le pont sacré Lakshman Jhula. Couverte d’une simple écharpe, elle a choisi de brièvement révéler l’arrière de son corps dans le but de dénoncer le harcèlement sexuel dont elle a fait l’expérience sur ce pont à de multiples reprises. En revanche, Marie-Hélène n’avait pas réalisé que le pont pouvait être considéré comme l’équivalent d’une église ou d’un temple et que la communauté locale pourrait s’offusquer pour des épaules dénudées. Pensant donc faire une bonne action, Marie-Hélène s’est retrouvée entendue par la police indienne et attend de voir quelle tournure prendra cette histoire. Outre ses démêlés avec les autorités locales, elle a également été victime de harcèlement sur les reseaux sociaux. Espérons que les autorités indiennes comprendront que le but de la campagne n’était pas de choquer qui que ce soit mais de favoriser la place des femmes dans la société.
Une marque engagée
ATELIER NADI travaille actuellement avec des artisans locaux, chargés de former à l’art de la bijouterie des femmes issues de la région de Rishikesh, souvent démunies, et se trouvant dans des situations abusives dont il est difficile d’échapper. 20 % de chaque vente sont investis par la marque pour offrir à ces femmes accès à des formations leur permettant de s’affranchir et d'acquérir l'indépendance nécessaire pour vivre dignement.
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