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Feu maîtrisé, pompier volontaire mis en cause… On fait le point sur l’incendie de Fontainebleau

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Lucie Guerra

C’est l’événement qui a donné une tournure bien plus amère à notre été… Lundi 13 juillet, plus de 800 pompiers ont été mobilisés pour tenter d’éteindre le violent incendie qui a débuté le dimanche 12 juillet et a ravagé la forêt de Fontainebleau, au sud-est de Paris. Si ce mercredi 15 juillet au matin, les pompiers étaient toujours déployés sur les deux zones d’où sont parties les flammes, ils ont affirmé que le feu était fixé depuis la veille au soir. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine de cet incendie et plusieurs individus ont été placés en garde à vue. 


2 000 hectares brûlés, les pompiers toujours actifs sur site

800 pompiers, trois Canadairs, un Dash, deux hélicoptères bombardiers… C’est un dispositif sans précédent — et une première en Île-de-France — qui a été déployé pour tenter de mettre fin au plus vite à l’incendie dans la forêt de Fontainebleau. Malgré tout, plusieurs habitations ont dû être évacuées, et plus de 2 000 hectares de végétation sont partis en fumée. Si les flammes sont fixées, l’objectif est désormais de noyer les fumerolles qui persistent aux alentours, pour empêcher un nouveau départ de feu.


Deux personnes ont reconnu leur responsabilité 

Si les fortes chaleurs et la sécheresse étaient la théorie privilégiée au départ — et ont incontestablement participé à la propagation rapide des flammes —, l’acte volontaire s’est rapidement imposé comme l’explication la plus plausible. La raison ? La multiplication des points de départ de l’incendie. Une enquête a été ouverte, menant au placement en garde à vue de six personnes. « Divers signalements ont conduit à des interpellations à proximité de lieux de départs ou de reprises de feu », a expliqué le parquet dans un communiqué. Parmi eux, deux personnes ont reconnu être impliquées dans l’incendie, dont un jeune pompier volontaire de 17 ans qui aurait mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l’essence à Arbonne-la-Forêt. Il a été suspendu de ses fonctions. Le second aurait provoqué un départ de feu en jetant sa cigarette. L’enquête se poursuit pour réunir davantage d'éléments. Selon les autorités locales, une dizaine de jours sera nécessaire pour éteindre totalement l'incendie.