Ce mercredi 1er avril, pour son premier déplacement en tant qu’édile de Paris, notre tout nouveau maire s’est rendu dans les locaux de la Direction de la santé publique de la Ville, à l’occasion de l’ouverture de la 2e édition du mois de la santé mentale. L’occasion pour Emmanuel Grégoire de dévoiler certaines des mesures qu’il espère mettre en place afin de faire évoluer de manière urgente ce sujet.
Des chiffres inquiétants
Depuis quelques années, la santé mentale a su se faire une vraie place au cœur des débats publics, et on s’en félicite, à l’heure où les suicides de collégiens harcelés et dépressifs se multiplient, et où le nombre d’arrêts pour burn-out ne fait que grossir. Car on l'oublie trop souvent, mais comme l’a rappelé Emmanuel Grégoire ce mercredi lors de la visite à l’Agora de la santé, 27% des 15-29 ans se disent atteints de dépression. En France, chaque année, 13 millions de personnes sont touchées par des troubles psychiques, et près d’une personne sur dix a pensé au suicide ou à l’automutilation sur l’année écoulée. Des pourcentages absolument alarmants, représentatifs d’un véritable combat que le maire de Paris entend bien mener à bras le corps.
Petit rappel :
— Cam (@Capxnce) January 18, 2026
Votre santé mentale est primordial, vous avez le droit d’aller mal, vous avez le droit de pleurer, vous avez le droit d’en parler !
Il y aura toujours quelqu’un pour vous écouter sans jugement, un proche comme un inconnu
Personne n’a à juger votre état…
Des mesures urgentes
Tout au long de sa campagne, Emmanuel Grégoire a ainsi dévoilé un certain nombre de mesures qu’il espère appliquer le plus rapidement possible, parmi lesquelles la mise en place de consultations dès le collège, sur le temps scolaire, ou le renforcement du dispositif Eliahs (Équipe de liaison intersectorielle d’accompagnement entre habitat et soins), qui permet à des professionnels de se déplacer en cas d’urgence. Et si on trouve que c’est déjà bien, certains parmi les premières personnes concernées (aussi bien des patients que du personnel médical) rappellent que les problèmes se situent aussi au niveau du manque de places, mais aussi de psychiatres — la capitale en compte de moins en moins. On espère donc que les premières annonces du maire ne sont pas des paroles en l’air, et qu’il ira plus loin dans son projet.
«On aurait pu éviter l'irrémédiable» : Emmanuel Grégoire a reçu les parents de victimes de violences dans le périscolaire parisien https://t.co/HgEaFMYROV
— Europe 1 (@Europe1) March 31, 2026
