Soyons honnêtes : la chose qui nous manque le plus une fois que l’on arrive dans le monde de l’entreprise, ce sont les vacances scolaires. On se rappelle avec nostalgie cette réjouissance que l’on avait chaque mois de juin, à l’idée de se dire que les deux mois suivants seraient consacrés à la détente. Mais cela pourrait bientôt changer. Dans une interview accordée au média Brut, le président Emmanuel Macron s’est exprimé sur le rythme scolaire. Et il semblerait qu’il soit favorable à une toute autre dynamique.
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Journées plus courtes, vacances plus courtes
Sa première volonté ? Proposer des journées plus courtes aux élèves. Celles-ci commenceraient « un peu plus tard le matin ». De cette manière, il souhaiterait pallier au « stress » conséquent généré par « les journées [qui] sont extrêmement chargées ».
@brutofficiel Vers des vacances scolaires moins longues ? La réponse d’Emmanuel Macron. #emmanuelmacron #macron #lycee #college ♬ son original - Brut.
Mais toute nouvelle décision a une contrepartie. Dans le cas de cette proposition du président, ce serait « d’avoir des vacances plus courtes ». Au lieu de reprendre les cours au début du mois de septembre, les élèves rejoindraient les collèges et lycées plus tôt, au mois d’août : « Je pense qu’un gros mois de vacances, ce serait envisageable », précise-t-il.
Un changement du rythme scolaire au détriment du tourisme ?
Alléger le rythme, accorder plus de temps aux activités extrascolaires… Sur le papier, l’idée n’est pas mauvaise, mais une question reste en suspens : celle du tourisme, puisque les vacances scolaires ont sur lui, un impact non-négligeable. Entre 2024 et 2025, les recettes du tourisme international ont connu une hausse de 13,7 %, atteignant 37,3 milliards d’euros, comme l’affirme un communiqué du ministère chargé du Tourisme. 290 millions de nuitées ont été enregistrées dans l’Hexagone entre fin juin et mi-août et, en ce qui concerne les Français·es, plus de 85 % de leurs séjours ont eu lieu en France ou en outre-mer. Changer les dates des vacances scolaires pourrait donc déséquilibrer la balance du tourisme. Mais comme l’a affirmé le président : « Maintenant c’est le gouvernement qui va avoir à agir. »
