Imaginez. En 2033, les voitures ne volent toujours pas, les taxis-drones n'ont pas encore vu le jour.... Et pourtant, le visage de la capitale aura radicalement changé.
Prendre le volant n’y sera plus un réflexe, mais une décision réfléchie (et souvent évitée...). En sept ans, la politique menée par Emmanuel Grégoire pourrait bien avoir fini de rebattre les cartes du paysage urbain.
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Adieu les quais, bonjour la balade
En 2033, longer la Seine en voiture appartiendra désormais au passé. La voie Georges-Pompidou aura été transformée en une immense promenade piétonne, reliant l’est et l’ouest sur 25 kilomètres. Joggeurs, familles, touristes : tout le monde y aura trouvé sa place (sauf nos amis les automobilistes).
Même mutation sur le périphérique, progressivement converti en boulevard urbain. Moins de voies, vitesse réduite, végétalisation… On y roulera toujours, mais différemment. Plus calmement, et souvent plus lentement. Une chose est sûre : traverser ou contourner la ville en voiture ne sera plus l’option la plus efficace.
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Une ville transformée, rue par rue
Dans les quartiers, le changement sera encore plus frappant. Près de 1 000 rues auront été piétonnisées, notamment autour des écoles. Résultat : moins de bruit, plus de sécurité, et des enfants qui pourront (enfin) marcher sans stress.
Les anciens axes rouges ? Oubliés. Ces grandes artères pensées pour faire filer les voitures auront laissé place à des avenues végétalisées, avec pistes cyclables, bancs et espaces verts. Des coins comme l’avenue Foch ou l’avenue Philippe-Auguste n’auront plus rien à voir avec leur version 2020.
Avant / Après Place du Colonel Fabien dans le 10ème et 19ème arrondissements de Paris pic.twitter.com/lRwf33iJh4
— Emmanuel (@EmmanuelSPV) March 22, 2026
Moins de voitures, mais mieux utilisées
Bonne nouvelle cependant : tout ne sera pas plus galère pour autant. Les artisans et livreurs devraient même y gagner. Avec moins de trafic de transit et plus de places dédiées, circuler ou se garer deviendra (presque) simple. La logistique urbaine aura aussi évolué. Fini les camionnettes en double file : place aux hubs de quartier et aux livraisons en vélo-cargo. Ajoutez à ça des véhicules électriques plus silencieux, et vous obtenez une ville nettement plus respirable.
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Sur la route, l’ambiance sera aussi plus détendue. Moins de conflits avec les cyclistes, des trottoirs élargis, des carrefours repensés… Bref, un partage de l’espace un peu plus civilisé. Reste à savoir si tout cela deviendra réalité. Entre contraintes pour certains, bénéfices pour d’autres, la mutation ne laissera personne indifférent. Mais une chose semble déjà se dessiner : en 2033, dans la capitale, la voiture ne fera plus la loi.
