Impossible que vous soyez passé à côté de la nouvelle trend qui fait fureur sur les réseaux sociaux : 2026 serait le nouveau 2016. Nostalgie d’un temps révolu, fierté de la décennie accomplie ou déni d’un monde qui s’écroule… Sur Instagram notamment, les carrousels de photos retraçant les vies de tout un chacun, il y a dix ans précisément, foisonnent.
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Une année riche pour la culture et l'environnement
Certes, en 2016, il y a eu du positif. Cette année-là, la France se réjouit de voir des lois sur l’interdiction du gaspillage dans les supermarchés ou encore l’interdiction des sacs plastiques adoptées. Un petit pas pour l’Hexagone, mais un grand pas pour la planète. La pêche en eaux profondes est également prohibée, tandis que le trou dans la couche d’ozone se referme.
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On voit Thomas Pesquet quitter la terre ferme pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS), les Jeux olympiques ont lieu à Rio, les filtres Snapchat font fureur, le monde découvre This is Us et Westworld, Bob Dylan obtient le prix Nobel de la littérature, Moi, Daniel Blake remporte la Palme d’Or du Festival de Cannes, et Damien Chazelle bouleverse le cinéma avec la sortie de son film La la land.
2016, une année à nuancer
Oui, mais. Si les réseaux sociaux tendent à nous faire croire que 2016 était absolument idyllique, l'année n'a de loin pas été toute rose. Donald Trump devient président des États-Unis pour la première fois. La ville de Nice est blessée à tout jamais par un attentat à la voiture bélier sur la Promenade des Anglais, tout comme Bruxelles qui est victime d’attentats coordonnés à l’aéroport et dans le métro, mais aussi la Turquie et l’Allemagne. L’Équateur est secoué par un séisme de magnitude 7,8 faisant plus de 670 victimes, la “jungle” de Calais est évacuée et David Bowie quitte ce monde.
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Alors oui, en 2016, il y eu du bon et du beau. Mais l’actualité a aussi été d’une violence inouïe. Souhaite-t-on vraiment revivre cette année ? Probablement pas. D’ailleurs, Marie Robert, professeure de philosophie interrogée par Vanity Fair affirme : « Je me méfie du romantisme à l’égard du passé. Ne voir que la douceur de l’avant, c’est omettre un peu vite que la douceur de l’après se construit maintenant. » Peut-être qu'il y a en cette "trend" une leçon à retenir : essayons, autant que faire se peut, de faire que 2026 soit une année meilleure, que l’on puisse observer dans dix ans avec un regard bienveillant.
