Au lendemain du mouvement national qui a eu lieu ce samedi 17 octobre 2026, de nombreux commerçants font le bilan. Vitrines cassées, magasins pillés et pour certains, boutiques totalement détruites… Face à la situation, le maire de la ville Emmanuel Grégoire signe une lettre ouverte aux commerçants sinistrés à Paris ce dimanche 18 octobre, annonçant la mise en place d’une cellule d’urgence pour leur venir en aide.
Le bilan après les manifestations du 17 octobre
« Aucune colère, aucune revendication, aussi légitime soit-elle, ne saurait autoriser que l’on s'en prenne à celles et ceux qui travaillent, qui entreprennent avec volonté et qui font vivre notre ville au quotidien ». Ce dimanche, Emmanuel Grégoire dénonce les violences. Alors que les Français sont sortis dans les rues ce 17 octobre, notamment pour manifester contre la vie chère, pillages et dégradations ont touché 1 500 commerces en France, selon Franceinfo.
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Le maire de Paris exprime sa « profonde solidarité » avec les commerçants contraints de fermer boutique dans l’urgence, et pour certains, de placer leurs salariés en chômage partiel. Dans la capitale, de nombreux commerces ont été touchés, principalement dans les artères autour de la place de la République ou autour de Strasbourg-Saint-Denis, mais aussi sur les Champs-Élysées et la rue de Rivoli. Près de 1 000 agents de la propreté ont été mobilisés ce dimanche dans plusieurs quartiers de la capitale, rappelle la Ville de Paris, et les opérations de nettoyage se poursuivent à ce jour.
Une cellule d’urgence pour accompagner les commerçants sinistrés
« Vous faites vivre Paris chaque jour. Aujourd’hui c’est à Paris d’être à vos côtés. » Afin de venir en aide aux commerçants touchés le plus vite possible, Emmanuel Grégoire a créé une cellule d’urgence, dont la mission est de recenser les dommages subis, accompagner les professionnels dans leurs démarches et faciliter toutes les procédures administratives complexes liées aux assurances. Le dispositif a été mis en place aux côtés de la Chambre de commerce et d'industrie et de la Chambre des métiers et de l’artisanat, avec « une attention particulière aux commerces indépendants dont l’activité reste totalement interrompue » explique Le Parisien.
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En parallèle, la solidarité parisienne se manifeste avec la création de cagnottes participatives, pour aider ces commerçants indépendants qui ont perdu leur boutique et leur gagne-pain. C’est notamment le cas pour Rashadul, dont le commerce est situé sur le boulevard Magenta, près de la place de la République. Interrogé par Franceinfo, le commerçant explique que voisins et habitués sont venus le soutenir et ont ouvert une cagnotte pour aider à financer sa remise sur pied.
Au Bonbon, on a d'ailleurs ouvert une cagnotte solidaire pour aider les commerçants de quartier à relever le rideau. Votre don sert à combler ce que l’assurance ne couvre pas !
