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Une vague d'accusations d'agressions sexuelles secoue le monde de la Techno

undefined undefined 25 février 2026 undefined 18h00

Anouk Ait Ouadda

Une vague d’accusations de violence et harcèlement sexiste et sexuelle (VHSS) visant plusieurs DJs affiliés à l'agence Steer dont Shlømo, Odymel, CARV et Basswell, remue la scène Hard Techno depuis quelques jours. 

Ces accusations ont été relayées par un ancien associé de l’agence Steer à laquelle sont affiliés plusieurs des artistes mis en cause. Bien qu’aucune décision judiciaire n’ait été rendue, l’agence a annoncé, dans un communiqué publié vendredi 20 janvier, se défaire des artistes visés par les accusations.

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Certains des artistes concernés ont répondu aux accusations via leurs réseaux sociaux: Shlømo nie les fait se disant victime d’une “campagne de calomnie et de diffamation”, Odymel, mentionne un épisode de somnambulisme sexuel, CARV annonce vouloir “prendre ses responsabilité” et réfléchir à ses actes. 

Une réaction immédiate de la part des acteur.ices du secteur 

Suite aux accusations plusieurs artistes ont  annoncé mettre un terme  à leur collaboration avec  Steer :  Koboyo, Omaksss,  Onlynumbers, DJ Physical,  Alt8, Fenrick, Oposition...  

Depuis, des festivals ont annoncé la déprogrammation  des artistes. Parmi eux :  BO District, Bon Air Festival, Madame Loyal,  Glitch Festival, Impact Techno, Teletech, Verknipt, Dour,  Jardin Électronique... Plusieurs clubs ont aussi publié des  communiqués rappelant leur politique de tolérance zéro à l’égard des VHSS. 

Une industrie accusée d'hypocrisie par certain.es artistes 

Plusieurs artistes,  dont MSKD, Chippy Nonstop, Alligaly ou encore Lisa More, ont dénoncé en ligne des réactions  jugées opportunistes de la part  d’agences et de festivals, accusés d’avoir maintenu certaines collaborations malgré des rumeurs circulant en coulisses, avant de n’agir qu’une fois l’affaire  rendue publique. “Ils étaient  au courant  de certaines accusations précises et violences structurelles mais ils ne parlent que maintenant que ça affecte  leur économie”publiait Chippy Nonstop dans sa story instagram. 

Ces accusations ouvrent de plus larges débats au sujet de la complaisance face aux VHSS, notamment masculine. La DJ SPFDJ dénonce dans une vidéo les attitudes passives  et validantes des hommes qui ne commettent pas  directement les agressions et se rangent dans la  catégorie des «mecs biens». 

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Le sommet de l'iceberg ? 

Dans leurs prises de paroles, les DJs, pour la plus part féminines, laissent entendre  que la liste des artistes aux  agissements répréhensibles  serait bien plus longue que les  quelques noms divulgués  récemments. 

Les VHSS en milieu festif sont dénoncées et documentées depuis plusieurs années. En 2025,  le collectif Consentis publiait une enquête aux  chiffres alarmants : 80 %  des femmes et des personnes non binaires  interrogées déclaraient avoir subi  des violences sexuelles dans un contexte festif. 

Un problème déjà dénoncé auparavent  

Suite à ces témoignages, des  initiatives comme MetooDJ  ont été créées pour diffuser la parole des victimes.  Cependant, des collectifs luttant contre les VHSS en milieu festif et militant pour des espaces safe sur la piste et en coulisses existent déjà. Parmi eux :  Réinventer la nuit  et Consentis, qui proposent des formations  pour les  professionels, ou encore,  SAFER, devenu un dispositif  incontournable pour la prise  en charge de violences  sur site.