Si les épiceries de nuit ne respectant pas les arrêtés anti-alcool ne vous gêne pas le moins du monde, sachez que nous non plus. Au contraire, elles font bien souvent nos affaires. Néanmoins, nos épiceries de nuit sont en danger, plus que jamais. « Vente illicite d'alcool, nuisances sonores », voilà les raisons pour lesquelles les maires de Paris demandent la fermeture des épiceries de nuit ne respectant pas les arrêtés de la Ville.
Ce sont notamment les 10e et 13e arrondissements de Paris, leurs maires et leurs collectifs de riverains qui souhaitent voir ces épiceries débarrasser le plancher. Après avoir saisi le préfet de police, 4 épiceries ont dû fermer dans le 10ème arrondissement, ainsi qu’une autre dans le 13ème, rue Glacière. La raison précise ? Il s’agit d’épiceries de nuit ne respectant pas l'arrêté interdisant la vente d'alcool à emporter entre 21 heures et 7 heures du matin.
Évidemment, les représentants d’arrondissement ne sont pas seuls à soulever le problème et sont rejoints par certains riverains, réunis en collectif pour mieux se faire entendre. C'est le cas du collectif Marcadet dans le 13ème. Sur Twitter, on a pu les voir s’exclamer : « Alcool, rixes, tapage et épanchements d’urine : les désordres sont quotidiens. Le sujet devrait s’inviter au prochain Conseil de Paris ! ».
Des élus viennent de saisir la @prefpolice pour demander la fermeture de problématiques épiceries de nuit à Paris.
— Collectif Marcadet (@MarcadetParis18) 13 novembre 2019
Alcool, Rixes, Tapage et Épanchements d’urine: les désordres sont quotidiens.
Le sujet devrait s’inviter au prochain Conseil de Paris.
👉🏽 https://t.co/wiNJEVKPi9 pic.twitter.com/X8QIYw52aZ
Le lendemain, sur le réseau social, le maire du 13e Jérôme Coumet s’est empressé de poster à son tour son mécontentement : « Ce problème d'épiceries transformées en débits d'alcool nocturnes est un vrai problème ! Agissons pour obtenir au moins des restrictions d'horaires. »
Ce problème d'épiceries transformées en débits d'alcool nocturnes est un vrai problème !
— Jérôme Coumet (@jerome_coumet) 14 novembre 2019
Agissons pour obtenir au moins des restrictions d'horaires 🌓🕚https://t.co/VTVLZrKzhG
Pour l'instant, aucune mesure plus sérieuse n'a été prise après la précédente série de fermetures. Si les plaintes grandissent chaque jour, difficile d'imaginer qu'un véritable raid obligent les tenanciers à mettre la clé sous la porte d'ici demain. Et vos voisins, eux, ils en pensent quoi ?
