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Chaud devant : un marché d’illustration érotique sur les rails de la Petite Ceinture

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Maria Sumalla

La grande messe coquine annuelle annonce enfin son retour sur les rails de la Petite Ceinture ! Les 3 et 4 octobre prochains, le Marché de l’illustration impertinente reprend ses quartiers au Hasard Ludique pour une 9e édition. L’idée ? Pendant deux jours, on explore en profondeur les représentations des corps, à travers une sélection d’artistes, d’illustrateurs et collectifs venus représenter tous les genres et toutes les sexualités, toujours avec une pincée d’humour, d’audace et de malice. De quoi bien faire remonter les températures en ce début d'automne. 


La grande messe coquine de l’automne 

En accès libre de 12h à 19h sur le quai extérieur du Hasard Ludique, le Marché de l’illustration impertinente nous fait découvrir une trentaine d’illustrateurs qui ont développé un imaginaire érotique pluriel, joyeux et impertinent, loin des normes de genre et des complexes, se refusant toute case étroite et réductrice. À travers dessins, éditions, objets, performances et rencontres, l’événement partage de nouvelles visions du désir, de l’intime et des sexualités dans un safe space total. 

Et parce qu’habiter son corps est parfois un acte politique, le Hasard Ludique n’a pas manqué d’ajouter à sa programmation des discussions pour se réapproprier nos récits intimes. Alors que les corps des femmes, des personnes racisées, grosses, queers ou handicapées sont souvent réduits à des fantasmes, des stéréotypes ou des objets de consommation, de nombreux artistes, illustrateurs et militants réinventent aujourd’hui les représentations du corps, de l’érotisme et du désir pour des récits plus inclusifs, tendres et libres. Ce sont justement ces thèmes qui seront abordés lors de la table ronde “Dessiner ce qu’on nous a appris à cacher : quand l’art et l’illustration libèrent nos corps”, une discussion vivante en parallèle du marché, nourrie d’expériences personnelles, d'anecdotes et d’échanges avec le public. 


Une ribambelle de fessetivités 

Mais ce n’est (évidemment) pas tout ! Lors de ce week-end hautement torride, l’artiste Wawi Abdel Kader nous propose une exploration photographique unique en son genre. Une session participative, conçue pour contrer la fétichisation et l’objectivation du corps, en créant un espace de sécurité spirituelle. Une sorte de sanctuaire, où les participants sont invités à s’éloigner du regard extérieur afin de se réapproprier leur récit. 

On fait encore monter la température, cette fois-ci avec les joyeuseries sex-positives du Fet’Show par Maison Furieuse. Un spectacle glamour, décadent et queer qui explore les multiples façons de vivre l’intimité, le pouvoir, le consentement et le plaisir, avec des artistes qui s’emparent des codes du cabaret, de la performance et de la culture fétiche. Puis pour couronner cette programmation hot en couleurs, le collectif NU.E.S nous joue Quand la neige fond entre mes cuisses, un spectacle qui réunit sur scène cinq personnes queers, lancées dans une exploration simultanée de leurs érotismes. Bref, vous connaissez désormais l'endroit le plus chaud de Paris !

Marché de l’illustration impertinente 
Le Hasard Ludique 
128, avenue de Saint-Ouen – 18e
Samedi 3 et dimanche 4 octobre 2026
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