1. Celui qui te double par la droite… puis s’arrête juste devant toi
Le genre à te doubler comme s’il jouait sa place sur le podium, pour mieux piler à 2 mètres à un feu ou pour re-checker son GPS. Résultat : tu as failli l’encastrer dans ton panier.
2. Le duo qui roule côte à côte et bloque toute la piste
Souvent deux amis (ou un couple) qui pensent être seuls au monde. Ils papotent tranquillou en bloquant 2 voies sur 2, pendant que tu fais des zigzags d’urgence en marmonnant des insultes dans ta barbe. Mais bon, comme on l'a tous déjà fait au moins une fois sans s'en rendre compte (avouez-le), on pardonne cette espèce là.

3. Celui qui roule la nuit sans lumière, en noir, sans casque, sans assurance-vie
On ne le voit pas. On ne l’entend pas. On le sent presque. Il est là, tel un ninja du périph, prêt à mourir pour aller à son after au Zorba.
4. Le cycliste-fumeur
Parce que, quitte à aller vite, autant polluer son propre air. Il pédale une main sur le guidon, l’autre autour d’une clope qui finit inévitablement dans ton œil au prochain coup de vent.
5. Le DJ à roulettes
Avec son enceinte accrochée au cadre, il te fait profiter de son mood musical : soit du rap qui tabasse, soit de la hardtech. Alors, quand c'est un samedi soir pour aller en teuf c'est cool, quand c'est un lundi matin à 8h, on est un peu moins fan.
6. Celui qui pense que la piste cyclable est sa salle de sport privée
Il a un short moulant, un cardiofréquencemètre et l’arrogance d’un coach de CrossFit. Il te dépasse en soufflant très fort (et très près), comme pour te rappeler que tu n’as pas fait de squats depuis 2019.
7. Le cycliste manchot
Clignotant ? Main tendue ? Trop mainstream. Lui tourne à gauche ou à droite comme dans Mario Kart, sans prévenir, sans culpabilité. Bonus : il te regarde de travers quand tu t’énerves.
8. Celui qui insulte tout le monde (surtout toi)
T’as osé mettre un pied sur la piste cyclable pour traverser ? Crime ! Attends-toi à un "NON MAIS ÇA VA PAS, ESPÈCE DE MALADE ?!" hurlé à 3 mm de ton oreille, suivi d’un coup de sonnette qui te déclenche une mini crise cardiaque. La route est à eux et nous ne sommes que poussière.
9. Le ou la touriste en Vélib’ sans foi ni loi
On lui a dit que Paris, c'était mieux à vélo. Alors il ou elle a pris un Vélib’, mis Google Maps en mode piéton et fonce sur les trottoirs, à contresens ou directement dans ta cheville. Souvent identifié·e par un casque mal mis et un regard paniqué.

10. La team “j’ai des écouteurs et j’emmerde la Terre entière”
Tu peux hurler, klaxonner, faire des signes… rien n’y fait. Il ou elle est dans son monde, probablement en train d’écouter un podcast sur la permaculture ou PNL. Et quand ça finit en quasi-collision ? C’est encore de ta faute.
11. Le cycliste qui pense qu’un feu rouge c’est à titre indicatif
Le feu passe au rouge, les voitures s’arrêtent… sauf lui. Le cycliste parisien moyen voit un feu rouge comme une "suggestion". Il fonce, slalome, frôle deux mamies et un chien, tout en te lançant un regard de mépris comme si toi, tu étais en tort.

12. Celui qui klaxonne comme un chauffard de taxi
Oui, il existe. Il a une sonnette turbo, ou carrément un klaxon de camion. Il s’en sert comme si la vie des piétons en dépendait. Et surtout, la sienne.
13. Le cycliste qui téléphone avec le téléphone dans la main
Pas d’oreillettes, pas de support, juste une main tenant son iPhone à l’oreille façon 2005, l’autre qui tente tant bien que mal de garder l’équilibre. Prochaine étape : écrire un texto en descente.
14. Le cycliste flemmard qui prend la rue en sens interdit (mais très lentement)
"Si je vais lentement, ça passe, non ?", se dit-il. Il roule à 3 km/h, te fixe avec des yeux de chat battu et attend que tu t’écartes. En général, tu t’écartes.
15. Le cycliste qui transporte l’impossible
Une commode, un escabeau, un chien qui tire sur un harnais, une plante verte de 2 mètres… Rien ne l’arrête, on a extrêmement peur pour lui, jusqu’à sa chute souvent ridicule, au ralenti.

Cyclistes, on vous aime quand même. Parce que vous sauvez un peu l’air de la ville, que vous êtes souvent plus sympas que les scooters, et que dans un monde idéal, on serait tous en selle, les cheveux au vent, avec une sonnette qui crie l’amour.
