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On a vu The Weeknd au Stade de France et c’était grandiose à tous les niveaux

undefined undefined 9 juillet 2026 undefined 20h00

Lucie Guerra

On doit l’admettre, ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas pris une telle claque. Le mercredi 8 juillet, Abel Tesfaye alias The Weeknd donnait le premier concert d’une série de quatre dates au Stade de France. Quatre dates pour son After Hours Til Dawn tour, entièrement sold out, bien sûr, trois ans après s’être produit dans le mythique stade pour la dernière fois. Et si le show de 2023 nous avait laissé quelque peu perplexe, on le reconnaît, c’est peut-être le plus gros glow up qu’il nous ait été donné de voir ces dernières années : celui de 2026 nous a réconciliés à tout jamais avec The Weeknd. 


©Sebastien Nagy


Une scénographie qui nous laisse bouche bée

Statue métallique dorée de 12 mètres de haut qui pivote sur elle-même avec son regard laser, décor apocalyptique en fond de scène… Dès l’arrivée, le ton est donné : le show nous plonge dans un univers singulier tout en investissant pleinement l'espace. Et le jeu avec l’espace justement, c’est peut-être ce qui nous a le plus marqué et conquis. La scène forme une sorte de croix traversant presque l’entièreté de la fosse et allant d’est en ouest. Résultat : l’artiste offre un moment de proximité à l'ensemble des spectateurs du stade. 

Entre les chansons de son dernier album telles que "Cry For Me", "Wake Me Up", ou encore "Timeless" qu’il a interprété en duo avec Playboi Carti — qui assurait également l’une des premières parties —, il a glissé des titres de précédents albums dont les plus cultes comme "Starboy", "After Hours", "Save Your Tears" ou encore "Blinding Lights". Le tout, au cœur d’une scénographie parfaitement millimétrée où lumières et effets pyrotechniques — utilisés à foison — forment la meilleure mais aussi la plus époustouflante des harmonies. De quoi réchauffer nos coeurs autant que nous faire chanter à tue-tête. 


Moins de The Weeknd, plus d'Abel

S’il y a une chose qui nous manque souvent dans les shows à l’américaine, c’est incontestablement l’émotion. Certes, la performance est grandiose, pensée jusque dans les moindres détails, et il n’y a ni une note chantée de travers, ni une chorégraphie oubliée… Mais l’aspect quasi-robotique de la chose peut sembler décevante. The Weeknd, lui, est parvenu à allier les deux à la perfection. Dès lors qu’il a retiré son masque caractéristique et prononcé quelques mots en français, il est parvenu à créer une connexion avec son public, qu’il n’a jamais perdue durant les 2 h 15 de concert

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Des larmes, des sourires, des « I love you »… Il ne se cache de rien, tout en assurant des performances plus pétillantes et entraînantes les unes que les autres, et c’est tout ce qu’on demande d’un artiste de cette ampleur. Cette communion avec le public s’est poursuivie avec plusieurs passages au plus près des personnes en fosse, jusqu’à tendre le micro à l’une d’entre elles. A-t-on l'impression d'avoir profité davantage d'Abel que de The Weeknd ? Certainement. Et alors qu’il avait annoncé vouloir délaisser cet alter ego dans le futur, c'était peut-être finalement tout l'objectif. Une chose est certaine, si le 8 juillet n’était que l’introduction, préparez-vous : les concerts des 10, 11 et 12 juillet promettent d’être tout aussi bluffants.

After Hours til Dawn tour
Stade de France
Les 8, 10, 11 et 12 juillet 
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