Pourquoi il faut absolument voir la nouvelle expo de la Fondation Louis Vuitton

Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion d’admirer les peintures d’artistes exceptionnels. Jusqu’au 20 février, la Fondation Louis Vuitton présente Icônes de l'art moderne, une compilation des œuvres de la collection Chtchoukine, un industriel russe passionné et véritable visionnaire de l’art moderne français du début du XXe. Après avoir vu environ 130 chefs-d’œuvre des maîtres impressionnistes, postimpressionnistes et modernes, tu ne pourras qu’être bluffé !

 

Pour voir une collection impressionnante de Monet

Monet, on connaît. Si tu aimes, tu as probablement déjà eu l’occasion de voir ses fameux Nénuphars à l’Orangerie, ses œuvres au musée Marmottant Monet et dans des tas d’autres endroits. Tu sais donc qu’en matière de paysage, c’était un roi. Et Chtchoukine, personnage à la fois romantique et mélancolique, avait une passion pour les paysages (on en compte pas moins de 90). C’est auprès d’un marchand d’art parisien qu’il découvre en 1898 les œuvres de l’école impressionniste, qu’il commence ainsi à collectionner ardemment. Monet semble être l’un de ses favoris : il achètera 13 de ses œuvres dont 8 sont exposées ici, toutes aussi exceptionnelles les unes que les autres.

Claude Monet, Le Déjeuner sur l’herbe, 1866 ©Moscou, Musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine


Pour découvrir les toiles tahitiennes de Gauguin

La salle réunissant une imposante collection de Gauguin est un pur bain d’exotisme. Ce ne sont pas moins de onze toiles du peintre (Chtchoukine en possédait 16) qui sont présentées et qui nous plongent dans l’univers coloré des îles. La plupart des toiles exposées appartiennent par leurs motifs à l’iconographie chrétienne : Nativité (Bé Bé), Vierge à l’Enfant (Maternité. Femmes au bord de la mer), Annonciation (Ruperupe et Te avae no Maria), Fuite en Egypte (Le Gué). On retrouve aussi un certain rapport au mystique et au divin avec LHomme cueillant des fruits dans un paysage jaune et Tournesols.

P. Gauguin, Aha oé feii ? (Eh quoi, tu es jalouse ?),1892©Fondation Louis Vuitton-Martin Argyroglo


Pour s’acoquiner avec Matisse

Matisse et Chtchoukine, c’est une réelle histoire d’amour. Enfin en tout cas du côté du collectionneur, qui possédait 38 œuvres du peintre. De 1900 à 1914, dans sa galerie, Chtchoukine organise un vrai parcours à travers l’œuvre de Matisse. A partir de 1911, le Salon Rose, « une sorte d’orangerie artificielle », est entièrement consacré au peintre, qui y séjourna d’ailleurs pendant l’hiver russe de 1991 et où il installa lui-même les tableaux. On se rend alors compte du caractère exceptionnel qu’a l’œuvre de Matisse aux yeux du collectionneur. Au cours de l’expo, on retrouve les natures mortes post-fauves, les grands panneaux décoratifs ou encore les peintures marocaines.

Henri Matisse, La Desserte (Harmonie rouge, La Chambre rouge), printemps-été 1908 ©Succession H. Matisse Photo ©Saint-Pétersbourg, Musée d’État de l’Ermitage


Pour apprécier Picasso comme jamais

A la fin de l’exposition, on découvre la "cellule Picasso". A l’époque, Chtchoukine avait en effet conçu dans son palais un cabinet entièrement dédié à l’œuvre de l’artiste espagnol où se côtoyaient une cinquantaine de peintures et de dessins. De sa période bleue (1901 à 1905) à sa période rose (1905 à 1906) en passant par sa période "africaine" (1907 à 1908) ou encore cubiste (1909-1914), c’est toute une partie importante de l’œuvre de Picasso que tu pourras apprécier. Chtchoukine avait également installé des sculptures africaines dans la cellule pour mieux renvoyer et ainsi comprendre l’œuvre de l’artiste.

Pablo Picasso, Trois femmes. Esquisse du tableau, 1908. © Succession Picasso 2016 Photo ©Moscou, Musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine

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