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3 raisons d’aller voir Les gens qu’on aime À La Folie Théâtre

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Lucie Guerra

Des films qui nous ont touchés au point de nous faire verser des torrents de larmes, il y en a des dizaines que l’on peut citer. Des pièces de théâtre qui nous ont fait le même effet… c’est bien plus rare ! Et pourtant, nous voilà bien surpris : la première pièce que l’on découvre en cette saison culturelle 2026/2027 nous touche en plein cœur. Elle nous fait rire autant qu’elle nous émeut, elle nous fait voyager dans le temps autant qu’elle nous fait réfléchir, elle nous bouleverse autant qu’elle nous émerveille. Bref, elle coche toutes les cases du coup cœur.

Dans le fond, peut-être que l’on aurait dû s’en douter : le titre était déjà une garantie de coup de cœur. Voici 3 bonnes raisons d’aller découvrir Les gens qu’on aime, une pièce de la compagnie Tendres vents, écrite par Marie Cornudet, À La Folie Théâtre ! 


1) Une brillante immersion dans les années 1980 

Le voyage dans le temps est immédiat. Une fois la porte de la petite salle franchie, c’est comme si 2026 n’existait plus. Nous voilà dans un décor digne des années 80 : les couleurs sont partout, du réfrigérateur au canapé, tandis que le vieux téléphone à fil trône sur la table, le diamant posé sur le vinyle laisse la voix de Patti Smith envahir la pièce.

L’immersion continue lorsque Sara (Marie Cornudet) et Hugo (Charles Bondy) entrent dans la pièce. Leurs tenues, elles aussi, nous projettent dans un vintage certes revenu à la mode, mais qui, dans cette scénographie, prolonge à merveille cette escapade temporelle.


2) Une ode à l’amour avant tout 

Sara travaille dans un club où elle fait la rencontre d'Hugo, un jeune homme touchant, extraverti, et toujours muni de son appareil photo. De cette rencontre, naît une histoire d’amour singulière, pleine d’attention, de tendresse, de respect et de compréhension. Amants, mais aussi et surtout amis, Sara et Hugo parviennent à transmettre — portés par l'amitié réelle des comédiens et par la brillante mise en scène signée Delphine Garfin — cette complicité indéfectible et presque enfantine, qui fait sourire autant qu’elle attendrit.

Ils dansent leur amour, ils dansent leur jeunesse, ils dansent la vie avec une insouciance terriblement communicative.

Même quand la maladie s’immisce dans l’histoire, l’utilisation de flashbacks ; de l’alternance entre les scènes joyeuses, comiques et tragiques ; de la vidéo, la musique, la danse, permet de garder l’amour au premier plan. L’émotion se fraie un chemin durableemnt, combinée à une certaine tristesse, sans toutefois laisser place au pathos.

Tout, dans cette pièce, relève de l’équilibre parfait. Un défi audacieux, mais relevé avec brio. 


3) La mise en lumière d’un sujet central avec subtilité

Avec poésie et subtilité, la pièce aborde la thématique du cancer et, plus particulièrement, celle du cancer du sein chez cette jeune femme de 25 ans. À sa façon, et à l’approche d’Octobre rose, le spectacle met en lumière cette maladie qui, à ce jour, rest l'un des cancers les plus meurtriers chez la femme, et rappelle l’importance du dépistage — un examen clinique annuel à partir de 25 ans, une mammographie tous les deux ans entre 50 et 74 ans. 

La durée de la pièce — à peine plus d'une heure — correspond parfaitement aux bouleversements qu'elle provoque. Ni trop, ni pas assez. La lumière s'éteint, les applaudissements retentissent, et nous voilà les yeux humides, bouche bée, profondément émus, avec la certitude qu'après avoir vu cette pièce, on n'est plus tout à fait la même personne qu'en entrant. 


Les gens qu'on aime
À La Folie Théâtre
6, rue de La Folie Méricourt — 11e
Jusqu'au 28 novembre 2026
Les vendredis et samedis à 21h 
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