485774423-661200532949784-907881448212478035-n

Un salon de thé secret aux mille parfums iraniens sur le Canal Saint-Martin

undefined undefined 2 avril 2026 undefined 09h30

undefined undefined 30 avril 2026 undefined 17h55

Jérémy Pennors

Il faut presque savoir qu’il est là pour le trouver. Et pourtant, depuis plus de trente ans, le Centre culturel franco-iranien Pouya fait partie de ces adresses parisiennes à part, où l’on vient autant pour s’asseoir que pour voyager. À sa tête, Abbas Bakhtiari, compositeur et musicien exilé en France depuis 1983, a imaginé un lieu qui dépasse largement le simple salon de thé.

Avec passion et constance, il tisse un pont entre les cultures française et iranienne. Ici, on entre pour boire un thé… et on reste parfois bien plus longtemps que prévu. Certains viennent y travailler, d’autres y feuilleter une bibliothèque persane, d’autres encore s’y retrouvent en famille autour d’une assiette simple. Pouya, c’est un lieu de vie avant tout, ouvert, chaleureux, profondément humain.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Le Bonbon (@le_bonbon)


Un salon de thé à la douceur enveloppante

Derrière la porte, le tumulte parisien disparaît. Tapis persans, banquettes en bois, poufs brodés, instruments traditionnels accrochés aux murs : la décoration invite immédiatement au lâcher-prise. On parle doucement, presque naturellement, comme si le lieu imposait son propre rythme.

Le service arrive sur de grands plateaux métalliques : thé au safran accompagné de nabbat, thé au lait parfumé au miel et à la cannelle, jus de carotte, glaces ou biscuits secs. Mention spéciale pour l’infusion coing, fleur d’oranger et citron séché, véritable signature du lieu, à la fois délicate et réconfortante. Chaque boisson semble pensée comme une invitation à ralentir, à s’installer, à respirer autrement.


Un centre culturel foisonnant et ouvert à tous

Mais Pouya ne se limite pas à ses thés parfumés. En descendant au sous-sol, on découvre une grande salle dédiée aux activités culturelles et associatives. Cours d’instruments traditionnels iraniens (daf, tar, setar, ney), danse persane, yoga, ateliers artistiques, lectures, projections de films, poésie, théâtre… et même, plus surprenant encore, des cours de charleston.

Le lieu accueille aussi des festivals et événements réguliers, transformant l’espace en véritable laboratoire culturel. On y croise Abbas, souvent installé dans un coin du salon, lisant ou partageant un repas avec des habitués. Cette simplicité contribue à l’âme du lieu : ici, la culture n’est pas figée, elle se vit, elle circule, elle se partage.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par RAHAZAD (@musicalyoga)

Dans un quartier où tout s’accélère, Pouya offre une respiration. Une adresse discrète, presque secrète, mais qui mérite largement qu’on pousse sa porte pour une pause thé… ou pour un voyage.