H&M vole le morceau d'un musicien australien en toute décontraction

La grande enseigne suédoise H&M fait aujourd'hui la polémique en étant accusée par un producteur australien de musique électronique d'avoir utilisé l'un de ses morceaux sans son autorisation. Une polémique de plus qui frappe le géant suédois. 

On connaissait déjà les conflits juridiques par rapport aux samples, notamment dans l'industrie des musiques électroniques et du hip hop. La cour constitutionelle allemande avait d'ailleurs statuée, en 2012, après que le groupe Kraftwerk ait porté plainte contre Moses Pelham pour l'utilisation de deux secondes de l'un des morceaux du groupe, que le sample pouvait être intégré dans le processus artistique. Le droit d'auteur n'avait donc pas été reconnu dans ce cas pour Kraftwerk. Ce qui fait aujourd'hui la polémique est d'une toute autre nature : H&M a utilisé le morceau d'un producteur de house australien, Harvey Sutherland, pour l'utiliser dans des pubs destinées aux réseaux sociaux et sans son autorisation. 



Mais le pire, c'est que la grande enseigne de prêt-à-porter suédoise affirme sur son compte Instagram, en réponse aux internautes se demandant quelle est l'identité du morceau, que celui-ci "n'a pas de nom" et qu'il a été "spécialement créé pour son utilisation dans les pubs". Réponse de l'intéressé, Harvey Sutherland ? "Vous utilisez mon morceau sans autorisation, sans licence et sans me créditer. Envoyez-moi un message privé et convenons d'un deal". Finalement, la grande enseigne s'est excusée sur le site internet Vice et a retiré le morceau de tous ses réseaux. H&M avait récemment connu un bad buzz similaire en affichant sur l'une de ses affiches publicitaires un jeune garçon afro-américain vêtu d'un t-shirt sur lequel était écrit "Coolest Monkey in The Jungle".