Covid-19 : Un restaurateur niçois en colère décide d’ouvrir son bistrot malgré l'interdiction

  • Laura P
  • News
  • Publié le 28 Janvier 2021 à 07h48
Eric Ottino ©

 « Liberté, liberté », c’est ce que scandait hier Christophe Wilson au moment de servir ces premières daube en salle depuis des mois. Le propriétaire du Poppies, une brasserie du centre-ville de Nice a décidé hier, outre-passant les mesures de restrictions en vigueur, d’ouvrir sa brasserie. Récit d’une épopée culinaire qui n’a pas fini de faire parler d’elle.

À bout de nerfs et après avoir propagé la nouvelle, notamment sur l’application de messages instantanés what’s app, Christophe Wilson, propriétaire du restaurant Poppies à Nice, a ouvert ses portes hier midi. Dès l’ouverture du premier service, des dizaines de niçois étaient au rendez-vous.


Au total, Christophe Wilson aurait réussi à faire une cinquantaine de couverts malgré les passages répétés des autorités. 

Pour permettre d’aider le patron de la brasserie a réglé les éventuelles amendes engendrées par l’ouverture illégale du restaurant, une tirelire circulait dans le restaurant, au moment du service, afin de recueillir les dons des convives.

Transgression et tradition  

Un dahl de lentilles pour les végétariens et une traditionnelle daube et ses gnocchis étaient à la carte de ce mercredi 27 janvier au Poppies. 
Face à des clients qui invoquent la « Résistance », Christophe Wilson a appelé tous les autres restaurateurs de France à faire pareil que lui.

Cet acte déjà qualifié de « désobéissance civique » a rapidement été pris en « mauvais exemple » par les autorités. Benoit Huber, le directeur du cabinet du préfet des Alpes-Maritimes s’est rapidement exprimé en rappelant « il n’est pas question d’admettre que l’exploitant d’un restaurant se considère autorisé d’enfreindre les lois qui s’applique à tous ».

Aucun délit  

Presque ironiquement, Christophe Wilson est aujourd’hui en garde à vue, pour l’emploi d’un « étranger en situation irrégulière ». Certains clients ont également écopé d’une amende pour non-port du masque mais le procureur en charge de l’affaire, Xavier Bonhomme, a indiqué à nos confrères de Nice-Matin : « en l’état, je n’ai pas de délit à lui reprocher sur le non-respect des règles sanitaires ».

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