Pour cela, la collectivité prévoit de raccorder une soixantaine de bidonvilles au réseau d’eau, avec un marché public pouvant atteindre 6 millions d’euros sur deux ans. Une décision motivée par des enjeux sanitaires, mais qui ne signifie pas pour autant que ces installations ont vocation à devenir permanentes.
Nantes Métropole veut raccorder 63 bidonvilles à l’eau potable
C’est une situation particulièrement préoccupante à laquelle Nantes Métropole souhaite apporter une réponse. Aujourd’hui, 63 bidonvilles sont recensés dans une dizaine de communes de la métropole nantaise. Ces campements accueillent environ 3 500 personnes, dont plus d’un tiers sont des mineurs. Selon les documents de la collectivité, les occupants sont principalement des populations migrantes originaires de Roumanie. Mais dans ces installations précaires, l’accès à l’eau potable reste un véritable problème du quotidien. Boire, cuisiner, se laver ou simplement nettoyer ses vêtements, autant de gestes essentiels qui peuvent devenir particulièrement compliqués lorsqu’aucun point d’eau régulier n’est disponible. Jusqu’à présent, l’ONG Solidarités International intervenait pour faciliter l’approvisionnement en eau de ces campements. Désormais, Nantes Métropole souhaite prendre directement en charge cette problématique.
Un budget pouvant atteindre 6 millions d’euros
Pour améliorer la situation, la collectivité a lancé un marché public le 14 septembre, dont les détails ont été rapportés par Ouest-France. L’objectif est de mettre en place des infrastructures permettant d’alimenter en eau potable une soixantaine de campements précaires. Le montant maximal prévu pour ce marché atteint 6 millions d’euros, pour des prestations réparties sur deux années. Attention toutefois : il s’agit d’un plafond budgétaire, et non d’une somme déjà intégralement dépensée. Le projet répond avant tout à des préoccupations sanitaires. En l’absence de raccordement, certains habitants sont contraints de développer des installations de fortune pour accéder à l’eau, avec des risques concernant la sécurité, la qualité de l’eau et les conditions d’hygiène. La collectivité souhaite donc garantir un accès plus sûr à cette ressource indispensable.
Des installations temporaires et démontables
Nantes Métropole tient à préciser un point important : ces travaux ne visent pas à pérenniser les bidonvilles. Les équipements devront être temporaires, mobiles et facilement démontables. Concrètement, les installations pourront être retirées si un campement est évacué ou si sa situation évolue. La collectivité reconnaît toutefois que la disparition complète des bidonvilles ne pourra pas intervenir à court terme, compte tenu du nombre de personnes concernées et du temps nécessaire pour accompagner les familles vers d’autres solutions.
L’enjeu est donc d’améliorer les conditions de vie actuelles sans considérer ces campements comme des lieux d’habitation définitifs.
