Insolite : une champignonnière en plein cœur d’une chapelle à Nantes

  • Alice T
  • Insolite
  • Publié le 16 Février 2022 à 10h00
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Un projet fascinant de champignonnière avait remporté le premier appel à projet des « lieux à réinventer », lancé par la ville de Nantes. C’est chose faite depuis un an, une vraie culture de champignons comestibles s’est installée dans une chapelle du centre-ville de Nantes.

Un étrange phénomène se produit près de la place Viarme à Nantes : une culture de champignons comestibles s’est installée depuis maintenant un an à la chapelle du Martray. Et si pendant la messe on se faisait une petite récolte de champignons ? Vous trouverez cachée, une myriade de petits shiitakés qui poussent sur des centaines de blocs de substrat clairs.


Le Champignon urbain / Facebook

C’est Saint Romain qui est l’auteur de ce miracle naturel ! Romain Redais, Le co-créateur du champignon urbain (avec Camille May), un couteau à la main, détache un à un ces champignons appelés « shiitakés », d’origine asiatique et qui sont charnus et parfumés. Une vraie colonie s’est développée dans l’antre de la chapelle, plus de trois tonnes ont été produites en un an !

Appel à projet des « lieux à réinventer »

Lancé par la mairie de Nantes en 2018, cet appel à projet des « lieux à réinventer » a trouvé sa réponse et se fut celle de la champignonnière urbaine ! Si elle est présente au sein de cette chapelle du XIXe siècle, ce n’est pas par hasard. En effet, ses deux fondateurs ont été séduits tout d’abord pour ses qualités thermiques car la faible variation de température du lieu est idéale pour cette sorte de champignons, les shiitakés.


miriam-doerr

Un marché des plus originaux

Vous vous demandez alors ce qu’ils vont faire de tous ces champignons ? Car il n’y a pas que des shiitakés mais aussi des pleurotes et des champignons bruns qui sont vendus via des AMAP (Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne), des restaurateurs et aussi sur un petit marché qui se tient à la chapelle tous les vendredis. Ça marche du tonnerre, la preuve, un deuxième site de production existe dans l’ancien MIN, ce qui fait passer la production de ces petites merveilles de 3 à 8,5 tonnes. Autant vous dire que les champiculteurs ne comptent pas s’arrêter là et voient doubler leur récolte ! Toutes formes de culture sont possibles, comme dans des drêches de bière (résidus d’orge récupérés après le processus de brassage).

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