Des hôtels et maisons pourraient être construites sur les calanques de Marseille

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Et si les sublimes paysages offerts par les calanques de Marseille vivaient leurs dernières heures ? Un décret envisage de simplifier les démarches d’obtention des permis de construire. Un changement qui concernerait également les 2 700 sites classés de France.


Un projet de décret envisage de simplifier les obtentions d’autorisations de travaux en donnant les pleins pouvoirs au préfet de région. Une idée pointée du doigt par les associations de protection des sites classés qui y voient une porte ouverte vers des permis de construire délivré pour les calanques de Marseille ou l’île de Ré. Au total, la France compte 2 700 sites classés, soit 2% du territoire, au nom de leur caractère exceptionnel.

Pour l’heure, les travaux pouvant modifier l’aspect de ces sites uniques nécessitent une autorisation spéciale délivrée par le ministre de la Transition écologique. Mais la donne pourrait changer selon Julien Lacaze, vice-président de l’association Sites et Monuments : « on transférerait le pouvoir d’autorisation directement au préfet de département, c’est-à-dire à l’échelon le plus bas. Ce sont les sites les plus beaux, donc chacun rêve d’y avoir sa maison et des entrepreneurs de tourisme rêvent d’y implanter des installations. »

La vie, c’est pas le Monopoly

D’après les premières informations, le ministère de la Transition écologique devrait toutefois conserver un pouvoir d’évocation lui permettant de s’immiscer dans tous les projets. Selon le même ministère, ce projet ne représente pas une régression mais il permettra « une réduction des délais d’instruction de ces autorisations » de six à quatre mois.

Au Bonbon Marseille, on est évidemment contre cette atrocité. Les calanques sont belles au naturel et doivent impérativement le rester. Ça n’est pas parce qu’un endroit est sublime qu’il faut impérativement y favoriser le tourisme de masse et les délires mégalo. La vie, c’est pas le Monopoly : les sites classés se respectent et se conservent. Peu importe la masse d’argent qu’on y perd et les instances qu’on déçoit.

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