Le tacos français, l'invention lyonnaise qui séduit le monde

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Si je vous dis « tacos », vous pensez kebab, galette de blé, viande hachée et/ou poulet, frites, papier d’alu, graisse qui coule et ventre bien rempli. Mais vous entendez aussi que ce mot sent bon la moustache noire et les sombreros du Mexique. Car à l’origine, le tacos nous vient évidemment d’Amérique centrale. Autant dire qu’il n’a pas grand chose à voir (ni à faire) avec le kebab et les autres gourmandises turques. Mais ça c’était avant…


Tout commence dans un kebab de Vaulx-en-Velin…

La légende nous renvoie au beau milieu des années 2000. Manifestement pas convaincu par la recette mexicaine, le patron d’un kebab de Vaulx-en-Velin aurait alors eu l’idée géniale de créer une version française du taco mexicain. En plus de la recette de base faite de viande, de sauce froide et de crème épaisse, le fin gourmet y ajoute des frites et emballe le tout dans une galette de blé repliée en rectangle (et non en forme arrondie comme le taco mexicain). Une « invention » qui fait mouche et dépasse vite les frontières lyonnaise pour débarquer chez la voisine Grenoble.


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O’Tacos et sa sauce fromagère

C’est justement dans la capitale des Alpes que le tacos français va atteindre les sommets. Flairant le bon filon, une brochette d’audacieux se jette sur l’occasion et fonde, en 2007, une société dédiée aux French Tacos : O’Tacos. En plus de répandre la recette, O’Tacos régale la France en ajoutant une sauce fromagère bien de chez nous au mélange. L’explosion est immédiate et le tacos français s’exporte rapidement aux quatre coins de la France.


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A la conquête du monde

Nous sommes dans les années 2010 après Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les tacos français... Toutes? Non ! Un petit village d’irréductibles résiste encore et toujours à l’envahisseur : Paris (du fait de son offre de fast-food déjà pléthorique). Mais cette fois-ci, la capitale finit par craquer et ouvre ses portes au phénomène. O’Tacos devient alors la chaîne de tacos numéro 1 et s’implante dans 4 autres pays (USA, Belgique, Algérie et Maroc). Au total, O’Tacos compte près de 100 restaurants et compte franchir la barre des 200 d’ici 2020.

Avenir doré et recette miracle

Dans l’interminable guerre que se livrent les chaînes de fast-food, le tacos semble bien à l’abri du mauvais présage. Son secret est simple, presque bête, mais diablement efficace : c’est bon, c’est gras, ça se mange facilement et c’est encore moins cher qu’un McDo (comptez en moyenne 6 € pour un tacos avec boisson). De quoi faire fondre de bonheur n’importe quel étudiant…

Tout ça pour vous dire que vous pourrez être ultra-fiers la prochaine fois que vous savourerez un tacos (et on est à peu près sûr que ce jour viendra très vite…) : LE TACOS EST LYONNAIS !


Source : Clique // Le Petit Paumé