Une start-up lyonnaise se lance dans la lutte contre les fêtes clandestines pendant le confinement

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Malgré la reprise de l’épidémie, les fêtes clandestines sont en augmentation de 25%, bien souvent dans des logements Airbnb loués pour l’occasion. Pour faire la chasse à ces soirées, la start-up Roomonitor installe des détecteurs de bruits dans les logements loués.

« Mon métier : casser l’ambiance dans les soirées trop bruyantes ». La Lyonnaise Marie Cornu n’y va pas par quatre chemins quand il s’agit de décrire l’objectif de sa société Roomonitor. Car au-delà des nuisances sonores et des dégradations matérielles, c’est la lutte contre la propagation du virus qui est mise à mal par une infime minorité. Alors pour mettre fin à ces excès et faire la chasse à aux fêtards récalcitrants, une Lyonnaise s’est donnée pour mission de débusquer les fauteurs de troubles. Et tous les coups semblent permis…

« Pendant le confinement, j’ai vu exploser le phénomène des fêtes sauvages, explique Marine Cornu. Il fallait faire quelque chose car cette fois-ci la propagation du virus était en jeu. A Barcelone, j’avais repéré une start-up qui avait réussi à régler le problème. Je les ai contactés pour leur dire : hola ! je veux m’occuper de la France ! Je parle très mal espagnol mais ayant travaillé près de 3 ans chez Airbnb ils m’ont fait confiance et c’est comme ça que j’ai démarré l’aventure. »

Un rappel à l’ordre…avant une intervention physique

Dans les faits, la société installe des détecteurs de bruits dans les logements qui font l’objet de locations de courtes durées. Une offre soutenue par Airbnb qui promeut cette solution auprès des propriétaires et agences de location. L’analyse des variations sonores permet d’identifier lorsque les nuisances dépassent un certain seuil à une heure trop tardive et donc de repérer à coup sûr les prémices d’une fête sauvage. En cas de bruits trop tardifs, un algorithme prévient automatiquement par SMS et appel les occupants jugés trop bruyants tandis qu’un standard téléphonique dédié au voisinage permet de dénoncer directement les abus.

Si dans 70% des cas, ce dispositif calme le jeu et vaccine les fauteurs de troubles contre toute récidive, certains décident de poursuivre les festivités. Et c’est là que l’équipe d’intervention de Roomonitor débarque… Une brigade du silence qui se rend directement sur les lieux en moins de 30 minutes. Un dispositif déjà existant et qui a fait ses preuves dans des villes comme Madrid, Barcelone ou encore Paris. Pour ce faire, la société recherche actuellement des profils de Lyonnais qui se sent capables d’avoir la réactivité d’un livreur, l’autorité naturelle d’un videur de boîte de nuit et le tact d’un médiateur capable de dénouer les conflits.

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